Aéroport de Toulouse: Les opposants à la privatisation n'ont pas dit leur dernier mot

ECONOMIE Débat, première grande manif, les opposants à l'aéroport Toulouse-Blagnac repartent à l'offensive...

Hélène Menal

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Avion en phase d'atterrissage à l'aéroport de Toulouse Blagnac.  Archives.
Avion en phase d'atterrissage à l'aéroport de Toulouse Blagnac. Archives. — Frédéric Scheiber/20MINUTES

Ce n'est pas parce que leur première riposte juridique a échoué fin décembre qu'ils ont classé le dossier. Les adhérents du Collectif contre la privatisation de la gestion de l'aéroport Toulouse-Blagnac repartent à l'offensive cette semaine. «Le moment de la sidération passé, le temps est venu du vrai débat», affirme Chantal Beer-Demander, la présidente du Collectif contre les nuisances aériennes de l'agglomération toulousaine. Elle assure qu'en plus des syndicats, particuliers et associations de quartier du départ, «les rangs des mécontents et des soupçonneux grossissent».

Défilé samedi

En tout cas, ils s'organisent pour contester la décision d'Emmanuel Macron, le Ministre de l'Economie, de retenir le consortium chinois Symbiose pour le rachat de 49,99 % des parts de l'Etat. Les visuels sont au point, la page Facebook est lancée. Et les arguments sont rodés comme celui d'un risque de triplement du trafic.

Les opposants reçoivent aussi des soutiens de poids. Avec Laurent Mauduit par exemple, le cofondateur du site d'information Mediapart, qui intervient ce lundi soir à la salle Barcelone sur les enjeux, notamment sanitaires, de cette privatisation.

L'autre grand rendez-vous de la semaineest la première manifestation fédératrice depuis l'annonce de la privatisation. Elle partira samedi à 15 h du Capitole, «dans une ambiance sympathique et familiale». Elle va surtout permettre aux opposants de se compter, alors que leur recours «pour excès de pouvoir» sur le fond du dossier doit être examiné par le Conseil d'Etat. La date n'est pas fixée pour l'instant mais l'audience ne devrait pas intervenir avant l'automne.