Toulouse: Un logiciel pour éliminer les mails inutiles

HIGH-TECH Une start-up toulousaine a mis au point une solution pour éviter la surcharge des messageries électroniques...

Béatrice Colin

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Illustrations ordinateur téléphone àn la maison. Le 09 12 2008
Illustrations ordinateur téléphone àn la maison. Le 09 12 2008 — G . VARELA / 20 MINUTES

De nombreux salariés croulent sous les mails. Selon des études, cela crée du stress et une perte de temps puisqu'en moyenne, le tri représenterait deux heures et demie de travail par semaine, soit 13 jours perdus par an. Au minimum.

Ce qu'on appelle «l’e-mail overload» est un véritable problème pour les entreprises. La start-up toulousaine Essential Only s'est penchée sur ce fléau et vient de lancer un logiciel EMO permettant de classer ces courriers numériques.

Un courriel sur deux inutile

«En moyenne, un courriel sur deux ne sert à rien. Nous apportons une solution. Notre logiciel utilise un algorithme qui fonctionne par apprentissage. On va lui apprendre, comme on le ferait avec une assistante, à trier ce qui est important, en indiquant "j’aime" ou "j'aime pas", et on pourra changer tout ça par la suite», explique Jean-Christophe Isaac, l'un des trois associés de la start-up toulousaine.

Car s'il existe des anti-spam et le fameux «courrier indésirable», quand il s'agit des courriels de vos collègues, impossible de les éviter. Or, tous les envois collectifs n'intéressent pas forcément l'ensemble des destinataires.

Prédire en fonction de l'intérêt du destinataire

«Notre logiciel permet de trier à la réception mais aussi lors de l'émission des mails puisque les collègues pourront dire grâce à leur tri si ce genre d'informations les intéresse ou pas. Le logiciel est donc capable de prédire l’intérêt du destinataire pour l’e-mail qu’on se prépare à envoyer, c'est ce qui fait la différence avec les logiciels existants», poursuit l'entrepreneur.

Lancée il y a deux ans, la start-up est aujourd'hui en contact avec des grosses entreprises des secteurs aéronautiques et automobiles. Elle commercialise son logiciel à raison de deux à quatre euros par mois par utilisateur selon les options. Son ambition d'ici trois ans: réaliser deux millions d'euros de chiffre d'affaires.