Aéroscopia: La ruée vers le Concorde

AERONAUTIQUE Sur les cinq premiers jours, le musée flambant neuf a accueilli plus de 2.500 personnes...

Béatrice Colin
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Le musée Aéroscopia, une semaine après son ouverture.
Le musée Aéroscopia, une semaine après son ouverture. — B. C. / 20 Minutes

«Cela fait partie de notre patrimoine. Je trouve intéressant qu'on puisse découvrir des avions mythiques, qu'on soit initié ou pas». Les yeux grands ouverts, Tanguy fait ses premiers pas à Aéroscopia. Il en connaît déjà un rayon en aéronautique. Avec un père pilote-instructeur d'A350, le jeune collégien avait impatience de pouvoir découvrir le nouveau musée consacré à sa passion, ouvert il y a une semaine à Blagnac.

Patrimoine industriel

C'est avec son collège de Pibrac qu'il a pu le faire ce mardi. Aux côtés de ses camarades, il a admiré les maquettes d'Airbus, scruté l'intérieur de l'A300B et les voilures de la vingtaine d'appareils installés à l'intérieur du musée. Tous suivent une préparation au brevet d'initiation à l'aéronautique. «Cette visite est un moyen de leur faire découvrir l'industrie toulousaine qui fait partie de notre patrimoine», expliquent leurs professeurs.

Pour l'occasion, ils étaient accompagnés d'élèves espagnols venus de Barcelone dans le cadre d'un échange. Après la Cité de Carcassonne et avant le Muséum, ils ont fait une escale dans ce musée qui devrait devenir un incontournable des lieux touristiques.

Au-delà du simulateur, les adolescents garderont comme souvenir leur passage dans le Concorde. Le célèbre supersonique reste l'une des attractions phares des 7.600 m2 du hall d'exposition flambant neuf. A l'intérieur du cockpit, Claire et Damien prennent des photos. Ce couple est venu sans les enfants pour bien profiter de ce «petit Bourget», ravi de voir de près «les équipements et matériaux utilisés».

Plus de 2.500 visiteurs les cinq premiers jours

Christiane et Albert ont laissé passer les premiers jours pour éviter la cohue. «Le Concorde passait au-dessus de chez nous quand nous habitions en banlieue parisienne. C'était impressionnant. On a suivi l'évolution de l'industrie avec la Caravelle, l'A320», se souviennent-ils, chaque avion rappelant à ces retraités de la Haute-Vienne un de leurs voyages.

Pour eux, pas question de rater ce lancement. Comme eux, ils sont 2.563 visiteurs à avoir sauté le pas. Beaucoup de retraités de l'aéro, émus de voir aboutir ce projet plus de 25 ans après le lancement de l'idée. Mais aussi des familles, des étrangers en formation chez Airbus, qui viennent remplir leur sac d'objets souvenirs. 

D'ici à la fin de l'année, 120.000 personnes sont attendues.