Toulouse: «Le projet du Fenix va continuer sans Jérôme Fernandez»

HANDBALL La séparation entre le capitaine de l'équipe de France et son club était dans l'air depuis plusieurs semaines...

Nicolas Stival
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Jérôme Fernandez (à gauche), handballeur international du Fenix Toulouse, et le président Philippe Dallard, lors d'une conférence de presse, le 29 janvier 2014 à Toulouse.
Jérôme Fernandez (à gauche), handballeur international du Fenix Toulouse, et le président Philippe Dallard, lors d'une conférence de presse, le 29 janvier 2014 à Toulouse. — F. Scheiber / 20 Minutes

Fin d'un secret de Polichinelle. Le président du Fenix, Philippe Dallard, a confirmé lundi une information qui ne faisait plus guère de doute. Jérôme Fernandez, le capitaine de l'équipe de France actuellement au Qatar pour le Mondial, va quitter le club toulousain à la fin de cette saison.

«Jérôme a refusé la proposition du club, a indiqué le patron de l'actuel neuvième de D1, lors de la présentation de ses vœux à la presse. Je le regrette. Mais le projet ne peut être détenu par un homme providentiel. Ce projet va continuer sans Jérôme Fernandez, mais avec beaucoup d'ambition. Jérôme a aidé le club, il m'a aidé à mon arrivée, je l'en remercie.»

Un départ vers Aix?

Retourné à Toulouse, où il a débuté sa carrière, au printemps 2011, Fernandez (37 ans) souhaite continuer à jouer jusqu'aux Jeux olympiques 2016, même si le sélectionneur Claude Onesta a récemment douché ses espoirs de voir Rio en Bleu. Le Fenix lui en offrait la possibilité, mais le point de désaccord concerne la reconversion de l'un des plus beaux palmarès du sport français.

Fernandez aimerait devenir entraîneur, alors que Toulouse lui proposait un poste sans doute trop éloigné du terrain à son goût. Le club d'Aix-en-Provence part favori pour accueillir l'arrière gauche international.

«Le projet est collectif, pas individuel»

«Il n'y a pas de problèmes avec Jérôme, promet Philippe Dallard. Il a refusé notre proposition, point.» Seulement, Fernandez est plus qu'un joueur au Fenix. Il est un ambassadeur dont l'aura dépasse largement le petit monde du handball. «J'ai la faiblesse de penser que les partenaires et les supporters soutiennent un club dans sa globalité, reprend Philippe Dallard. Bien sûr qu'on préfère travailler sur un projet avec un homme fort en termes d'images. Il y a un risque, mais on va aussi attirer d'autres joueurs, et d'autres sont déjà là. Le projet est collectif, pas individuel.»

D'ailleurs, le président du club toulousain a officialisé lundi la prolongation de contrat de son ailier droit et capitaine Pierrick Chelle pour trois années, jusqu'en 2018. Quant au demi-centre serbe Danijel Andjelkovic, il cumulera la saison prochaine les casquettes de joueur et d'adjoint de l'entraîneur Toni Garcia, avant d'intégrer pendant au moins deux ans le staff du Fenix.