Stade Toulousain: Voici pourquoi Thierry Dusautoir est indispensable

RUGBY Le capitaine de Toulouse et de l’équipe de France est aussi précieux sur qu’en dehors du terrain. Témoignages…

Nicolas Stival
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Thierry Dusautoir, le capitaine du Stade Toulousain, avant le match de Top 14 contre La Rochelle, le 10 janvier 2015.
Thierry Dusautoir, le capitaine du Stade Toulousain, avant le match de Top 14 contre La Rochelle, le 10 janvier 2015. — P. Pavani / AFP

Dimanche, Thierry Dusautoir conduira le Stade Toulousain contre les Anglais de Bath, pour ouvrir les portes d’un quart de finale de Coupe d’Europe. Ernest-Wallon devrait réserver une belle ovation à son troisième ligne et capitaine de 33 ans, qui a officiellement signé lundi un nouveau contrat de deux saisons, jusqu’en juin 2017.

«Quand un joueur de haut niveau décide de prolonger et de finir sa carrière ici, c’est un signe fort de la bonne santé du club, et de la bonne ambiance qui y règne», assure Guy Novès, manager général d’un Stade Toulousain récemment secoué par des querelles intestines.

«Quelqu'un qui observe»

Dans ce contexte houleux, doublé de performances en demi-teinte en Top 14, le choix de Dusautoir (et de son ami Patricio Albacete) de rester à la barre du navire est forcément une bonne nouvelle. Car le capitaine des Rouge et Noir et du XV de France (69 sélections), arrivé de Biarritz en 2006, joue un rôle majeur au sein du club.

«Sur le terrain comme en dehors, il est toujours là pour parler, rappeler les joueurs à l’ordre ou les rassurer», témoigne le centre Yann David. «C'est quelqu'un qui observe, poursuit l’ailier Yoann Huget. Il arrive à analyser le groupe en cinq ou dix minutes. Et en deux ou trois minutes, il parvient à remettre les pieds sur terre à tout le monde.»

Un leader né en quelque sorte... «Au début, il ne voulait pas trop le capitanat, mais ça lui va bien, précise Huget, qui côtoie aussi Dusautoir chez les Bleus. C’est vraiment quelqu’un de réfléchi. Quand il parle, il ne gaspille pas ses mots.» Sa récente tribune intitulée «Je suis Charlie», sur le site du Huffington Post, illustre à la perfection les propos de l’ailier toulousain.