Toulouse: Une ancienne candidate de la Star'Ac condamnée pour vol

JUSTICE L'ex-candidate de téléréalité a écopé de dix-huit mois de prison avec sursis pour avoir  soustrait des chèques au couple de personnes âgées dont elle s'occupait...

Hélène Menal
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Hoda, le 14 janvier 2015, au Palais de justice de Toulouse.
Hoda, le 14 janvier 2015, au Palais de justice de Toulouse. — H. Ménal / 20 Minutes

Elle fait toujours des tours de chant, mais Hoda n'a pas percé dans le métier. La Toulousaine, demi-finaliste de la Star'Ac en 2004, a choisi en 2011 de se consacrer aux autres, en devenant auxiliaire de vie. Notamment auprès des époux Thomas, des octogénaires de l'Union, près de Toulouse.

21.000 euros en deux chèques

Et ce huis clos intime, presque familial, s'est mal terminé. La personne âgée dont la jeune femme s'occupait accuse aujourd'hui la chanteuse d'avoir abusé d'elle et de son mari décédé, en leur volant de l'argent de février 2011 à septembre 2013.

Le tribunal correctionnel de Toulouse a jugé mercredi ce dossier. Il s'est notamment penché sur deux chèques - l'un de 15.000 euros, l'autre de 6.000 euros -  encaissés par Hoda. Les faits bruts plaident pour un ignoble abus de faiblesse, d'autant que le dossier mentionne aussi divers retraits et achats effectués avec les cartes bancaires d’octogénaires.

Elle se défend bec et ongles

Mais la mère de famille de 35 ans s'est défendue comme une lionne à la barre. Vindicative, parfois maladroite, souvent intarissable, elle a expliqué combien elle s'était investie «jour et nuit» dans sa mission et affirmé que les sommes correspondaient à des prêts volontaires. «Je n'ai abusé de la confiance de personne. (...) Chaque fois que j'ai leur carte bancaire en main c'est qu'ils me l'avaient confiée et je rembourserai cette somme», a clamé Hoda Sanz.

Box internet pour octogénaires

La famille, et notamment  l'octogénaire, ont une tout autre version. «Le préjudice moral est énorme pour Mme Thomas car sa confiance était totale, elle a perdu l'appétit et fait des malaises dus au stress», a rappelé l'avocat des plaignants, Caroline Marty-Daudibertières.

«La prévenue est une forte personnalité mais c'est une personne qui elle-même est fragile et qui va trouver là l'occasion de se servir», a estimé, Patrice Michel, le procureur encore étonné que le couple ait souscrit un abonnement à une box internet.

Pour les avocates d'Hoda Sanz, Imane Krimi-Chabab et Charlotte Lévy, les époux Thomas ont effectivement consenti des prêts à leur «femme à tout faire». Elles ont surtout critiqué «une enquête à charge», regrettant qu'on n'ait pas interrogé les voisins, commerçants, ou le personnel médical qui intervenait au domicile du couple. «On n'a même pas cherché à vérifier avec la vidéosurveillance des distributeurs si c'est bien elle qui a fait les retraits frauduleux, alors qu'elle joue sa vie !», s'est emportée Charlotte Lévy.

Sur les retraits frauduleux, le tribunal a d'ailleurs relaxé l'ex-candidate de la Star'Ac. Pour les chèques en revanche, il l'a condamnée à dix-huit mois de prison avec sursis et à rembourser sa dette.  Hoda Sanz se donne quelques jours pour décider de faire appel ou pas.