Toulouse: Trois condamnations à de la prison ferme pour apologie du terrorisme

ATTENTATS A PARIS Interpellés pour des violences, les prévenus ont aggravé leur cas en évoquant les drames de la semaine dernière...

20 Minutes avec AFP

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Le Palais de justice de Toulouse.
Le Palais de justice de Toulouse. — A.GELEBART/20MINUTES

Trois hommes de 20 à 25 ans ont été condamnés à des peines de prison ferme pour apologie d'acte de terrorisme et immédiatement emprisonnés, lundi à Toulouse, pour avoir clamé leur solidarité avec les djihadistes qui ont tué 17 personnes la semaine passée à Paris.

Délits puis dérives

Un jeune Français né en 1993, sans profession, a été condamné à 10 mois ferme avec mandat de dépôt pour violences et «apologie publique d'actes de terrorisme». Vendredi à 18h10, dans le tramway où il voyageait sans titre de transport, il avait bousculé des agents. «Les frères Kouachi, c'est que le début, j'aurais dû être avec eux pour tuer plus de monde», aurait-il notamment lancé. Sa peine est alourdie de 2 mois par révocation d'un sursis accompagnant une précédente peine.

Le deuxième, né en 1992, a été condamné à 10 mois ferme et emprisonné pour «violences» sur agent, «outrages», «provocation à la haine», «menaces de mort». Lors d'un contrôle routier vendredi à 23 h, ont rapporté les policiers, cet homme en état d'ébriété a lancé: «On va tous vous niquer à la kalachnikov» et «Je vais venir au commissariat pour faire comme à Paris». Il était déjà recherché par le juge d'application des peines après une condamnation pour outrage.

Première judiciaire

Le troisième, né dans les territoires palestiniens en 1990, sans domicile fixe, a été interpellé à la suite d'une dispute à la sortie d'une boîte de nuit, dimanche à 7h du matin. Il a été condamné à trois mois ferme avec mandat de dépôt pour avoir crié lors de l'altercation: «Je nique les Français, je suis propalestinien, je veux faire le djihad et vous tuer à la kalach, sales juifs!»

«Nous avons appliqué pour la première fois la loi du 14 novembre 2014 renforçant les dispositions de lutte contre le terrorisme: elle doit se mener à tous les niveaux. C'est l'affaire des citoyens mais aussi des magistrats. Il ne faut pas reculer d'un centimètre», a indiqué le représentant du parquet, Patrice Michel.