TFC: La rédemption après la descente aux enfers pour Ali Ahamada

FOOTBALL Le gardien de Toulouse, de retour à un excellent niveau, a profité de sa longue mise à l'écart pour gommer ses points faibles...

Nicolas Stival

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Le gardien du TFC Ali Ahamada lors du match de Ligue 1 entre Toulouse et Guingamp, le 20 décembre 2014.
Le gardien du TFC Ali Ahamada lors du match de Ligue 1 entre Toulouse et Guingamp, le 20 décembre 2014. — F. Lancelot / Sipa

Une année particulière dans la vie d’Ali Ahamada. En janvier 2014, le gardien toulousain perdait sa place au profit de Zacharie Boucher, recruté au Havre (Ligue 2). Dimanche à Lyon, le jeune portier de 23 ans enchaînera sa huitième rencontre de rang en Ligue 1, après avoir récupéré son bien début novembre.

«Il s’en est passé des choses, sourit Ahamada. Ce qui ne tue pas rend plus fort.» Le Franco-Comorien a payé d’une longue mise au placard des performances médiocres, mais surtout son refus de prolonger avec le club qui l’a révélé au plus haut niveau.

«Je n'avais pas le droit de me plaindre»

A-t-il pensé à partir? «Non, répond-il. Il fallait que je travaille, que je retrouve un certain niveau à Toulouse avant de prétendre à quelque chose ailleurs.» Ahamada et son entraîneur Alain Casanova l’assurent. Cette période a permis au gardien de mûrir, d'améliorer ses points faibles, notamment la concentration et la régularité.

«Quand il m’arrive des épreuves, j’essaie de regarder autour de moi, poursuit l'intéressé. Je me suis dit que j’étais en très bonne santé, que je faisais un métier magnifique dans des conditions extraordinaires. Donc, je n’avais pas le droit de me plaindre. Il y a des choses beaucoup plus graves dans la vie que de perdre sa place au foot.»

Il est «redevenu un des très, très bons gardiens de L1» pour Casanova

Aujourd’hui, Ahamada est «redevenu un des très, très bons gardiens de L1», selon Casanova. Le natif de Martigues a finalement prolongé pour trois saisons un contrat qui expirait en juin. La rédemption après la descente aux enfers, comme à Hollywood.

Avec un gros point noir: la situation du TFC, quatorzième de L1 avec à peine deux points d’avance sur la zone rouge avant d’aller défier l’OL, deuxième, à Gerland. «C’est important de trouver un déclic», juge Ahamada, qui sait de quoi il parle.