Toulouse: Six mois ferme et 46.000 euros de dommages et intérêts pour un manifestant anti-Sivens

JUSTICE Le jeune homme de 21 ans devra verser les dommages et intérêts au Crédit Mutuel…

20 Minutes avec AFP
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La manifestation en hommage à Rémi Fraisse, un opposant au barrage de Sivens dans le Tarn, a dégénéré à Toulouse, le 1er novembre 2014 /Credit:SCHEIBER FRED/SIPA/1411021037
La manifestation en hommage à Rémi Fraisse, un opposant au barrage de Sivens dans le Tarn, a dégénéré à Toulouse, le 1er novembre 2014 /Credit:SCHEIBER FRED/SIPA/1411021037 — F. Scheiber / SIPA

Un jeune homme de 21 ans a été condamné lundi à Toulouse à un an de prison dont six mois avec sursis pour des violences lors d'une des manifestations qui ont suivi la mort de Rémi Fraisse, le 26 octobre sur le site du barrage de Sivens (Tarn).

Un parpaing en direction des policiers

Le représentant du parquet avait requis un an ferme de prison, reprochant en particulier au jeune homme d'avoir jeté un parpaing en direction de policiers, a indiqué l'avocat du prévenu, Me Christian Etelin. Le jeune homme a également été condamné à verser près de 46.000 euros de dommages et intérêts au Crédit Mutuel, dont une agence toulousaine avait été sérieusement endommagée lors de la manifestation toulousaine du 1er novembre.

Thomas Rosère, apprenti boulanger dans le Lot, devait être jugé en comparution immédiate le 3 novembre, mais il avait demandé un délai pour préparer sa défense et son procès avait été reporté au 15 décembre. Il était en détention provisoire et le tribunal correctionnel a décidé de le maintenir en détention après le jugement.

Le plus lourdement condamné des manifestants anti-Sivens

Il est le plus lourdement condamné parmi plusieurs dizaines de manifestants jugés à la suite des manifestations souvent émaillées de violences, qui se sont succédé à Toulouse pendant tout le mois de novembre pour protester contre les «violences policières», après la mort du jeune écologiste Rémi Fraisse, victime de l'explosion d'une grenade des forces de l'ordre à Sivens.

Une longue liste de faits était reprochée à Thomas Rosère: jets de pavés et de parpaings contre les forces de l'ordre en plusieurs lieux du centre de Toulouse, dégradations de deux agences bancaires. Il avait été arrêté pendant les échauffourées alors qu'il portait un masque à gaz et une caméra miniature fixée sur son casque.