Midi-Pyrénées: Les pro-ours prêts à mettre Ségolène Royal au tribunal

BIODIVERSITE Des associations pro-ours annoncent qu'elles saisiront le tribunal administratif pour manquement de l’Etat à son obligation de conservation de l’ours si rien n'est fait...

Béatrice Colin
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Illustration: un ours dans les Pyrénées.
Illustration: un ours dans les Pyrénées. — FRILET/SIPA

En juillet dernier, à l'occasion de la réintroduction de bouquetins dans les Pyrénées, Ségolène Royal déclarait que «le territoire des Pyrénées n'est pas adapté à la réintroduction de l'ours. Quand il y a des réintroductions d'espèces sauvages en voie de disparition, il faut le faire dans des espaces où il n'y a pas de conflit autour de l'usage de l'espace».

De quoi faire bondir les partisans de la réintroduction du plantigrade dans le massif. Surtout au regard des études commanditées par le ministère du développement durable au Muséum d'histoire naturelle, qui préconisent de nouveaux lâchers.

Application de la loi

Les militants critiquent aussi la teneur actuelle des réunions du Comité de Massif où se dessinent les grandes lignes du plan de restauration. «Suite à la concertation du printemps, et prétextant une absence de consensus, les services de l’Etat leur proposent de s’exprimer entre: intervenir pour sauver l’ours, ou "miser sur l’accroissement naturel de la population". La question n’est pourtant plus de savoir s’il faut sauver l’ours, mais comment le faire, et les études scientifiques montrent toutes que l’accroissement naturel ne le permettra pas», plaident les associations Férus et Pays de l'Ours.


Elles demandent l’application de la loi. Et si aucune mesure concrète de restauration de la population d’ours n’est annoncée au 31 mars 2015, «nous saisirons le tribunal administratif pour manquement de l’Etat à son obligation de conservation de l’ours», promettent-elles.