Toulouse: Première caméra de vidéosurveillance lundi à Arnaud-Bernard

SECURITE Le plan du maire, Jean-Luc Moudenc, prévoit l'installation de 150 à 200 appareils de vidéosurveillance...

Béatrice Colin
— 
D'ici deux ans, 150 à 200 caméras devraient être déployées dans Toulouse.
D'ici deux ans, 150 à 200 caméras devraient être déployées dans Toulouse. — FRED SCHEIBER / 20 MINUTES

C'était une promesse de campagne. La première caméra de vidéosurveillance mise en place par la municipalité de Jean-Luc Moudenc sera installée sur la place Arnaud-Bernard ce lundi. Elle devrait entrer en service d'ici la fin de la semaine et devrait être suivie par cinq de plus rapidement dans le quartier.

«C'est la première, nous allons ensuite monter en puissance. Nous avons passé un marché public pour l'achat de 350 caméras, afin de généraliser la protection vidéo sur tout le territoire communal», a expliqué vendredi le maire.

Déploiement de 150 à 200 caméras

L'adjoint à la sécurité Olivier Arsac table sur une première phase de déploiement de 150 et 200 caméras sur des lieux identifiés, comme le quartier Bayard, d'ici à 2016. Elles compléteront celles gérées par la mairie déjà présentes dans le centre ville, mais aussi place Anthonioz-de-Gaulle, à Bagatelle. Et plus largement l'ensemble du dispositif de vidéosurveillance qui existe, notamment dans le réseau Tisséo.

Pour veiller à ce que ces nouvelles installations ne dérapent pas, leur utilisation sera encadrée par une Commission des libertés publiques et de la tranquillité publique dont la présidence sera assurée par Gérard Folus, président régional et vice-président national de la Licra.

Brigade de police municipale motorisée cette semaine

Cette mesure va être complétée par l'arrivée de nouveaux policiers municipaux, désormais armés nuit et jour, et, à partir de la semaine prochaine, des brigades d'intervention rapide motorisées. 

«Cela permettra d'intervenir plus rapidement lorsqu'ils sont appelés sur des problèmes de nuisances sonores par exemple», assure Jean-Luc Moudenc.

Mais pour son prédécesseur, Pierre Cohen, le maire s'attaque «plus au sentiment d'insécurité qu'à l'insécurité elle-même. Ces nouvelles brigades doivent avoir les moyens d'intervenir en urgence, or selon les cas cela ces urgences relèvent soit de la médiation, et c'est ce que nous avions mis en place avec l'Office de la tranquillité, soit d'une réponse policière et là c'est de la compétence de la police nationale», critique le leader socialiste de l'opposition.