Toulouse: Les produits fermiers quadrillent la ville

CONSOMMATION  Le salon de la qualité alimentaire (Sisqa) ouvre ses portes jusqu’à dimanche au parc des expositions. Une reconnaissance des circuits courts qui creusent leur sillon...

Béatrice Colin

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Toulouse, le 13 décembre 202. Le salon de la qualité Alimentaire, le Sisqa.
Toulouse, le 13 décembre 202. Le salon de la qualité Alimentaire, le Sisqa. — Fred.Scheiber

Ail rose de Lautrec, porc noir de Bigorre ou encore veau du Ségala. Jusqu’à dimanche, les visiteurs pourront rencontrer au Parc des expositions, à l'occasion du Sisqa, ceux qui se cachent derrière 200 produits de qualité qui font la réputation de Midi-Pyrénées.

Certains consommateurs ont déjà fait le choix de côtoyer régulièrement ces agriculteurs en privilégiant les circuits courts. Dans la région, 20% de la production agricole s’écoule ainsi, notamment par la vente directe sur les marchés. Mais d’autres formes ont émergé ces dernières années.

Drives fermiers

Une tendance de fond qui a fait les beaux jours du mouvement des Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne, les Amap. Selon le réseau des Amap de Midi-Pyrénées, la commune de Toulouse en comptabilise pas moins d’une quarantaine qui fournit aussi bien de la viande que des légumes, directement du producteur au consommateur. Mais ces rencontres à jour fixes ont été complétés ces dernières années par d’autres modes de vente.

Surfant sur le net, des plateformes communautaires d'achats groupés ont vu le jour sur la toile, comme celles de La Ruche qui dit oui. Plus récemment, en septembre dernier, la chambre d’agriculture a lancé le premier drive fermier, inspiré de ceux de la grande distribution. Des producteurs y amènent leurs produits commandés sur Internet par les consommateurs toulousains.

Magasins directs producteurs

D’autres ont choisi de passer par le circuit plus traditionnel du magasin. En 2010, la Ferme Attitude ouvrait ses portes en centre-ville et propose aujourd’hui la vente directe de 150 producteurs. Il y a un mois, quatre coopératives agricoles se sont regroupées pour lancer à Portet-sur-Garonne le magasin Frais d’ici où des produits de la ferme sans intermédiaire.

Il y a une semaine, sept éleveurs des Hautes-Pyrénées ont fait le pari d’installer à L’Union La ferme des Violettes, un magasin sur 400m2. «Nous avions de plus en plus la pression des centrales d’achat. Là, nous vendons directement. Cela nous permet de supprimer les marges qui peuvent être faites sur notre dos. Le producteur gagne sa vie gagne sa vie et de son côté l’acheteur a des produits de qualité en provenance du Sud-Ouest, à part la clémentine de Corse, et ne paye pas plus cher qu’en grande surface», explique Gabriel Castay, un des éleveurs fondateur du lieu.

Pour les 60 producteurs qui livrent ce nouveau lieu, c’est aussi l’occasion d’échanger avec les clients sur leurs métiers et parfois de faire tomber certains préjugés.