Toulouse: Le syndicat FO trébuche à la mairie mais carbure chez Airbus

SOCIETE Miné par des dissensions internes, le syndicat Force ouvrière n'est plus tout puissant à la mairie de Toulouse. Mais il se rattrape chez Airbus...

H.M. avec AFP
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FO n'a plus le monopole derrière lesmurs du Capitole.
FO n'a plus le monopole derrière lesmurs du Capitole. — F. Scheiber / 20 Minutes

C'est un mini-séisme dans le monde syndical toulousain. Le syndicat Force ouvrière, qui régnait sans partage depuis 38 ans à la mairie de Toulouse, vient de trébucher lors des élections professionnelles du 4 décembre. Concernant le Comité technique paritaire qui siège au Capitole, il a obtenu 1.004 voix contre 1.027 pour son grand rival, la CGT. Cela se traduit par une égalité de 4 sièges pour les deux syndicats. L'Unsa et Sud obtiennent 3 sièges chacun, la CFDT un.

>> Le détail de la guerre interne, par ici

La fin du monopole municipal de FO, qui reste toutefois majoritaire en sièges toutes instances confondues, prend sa source dans les fortes dissensions internes qui ont été révélées ces dernières semaines sur la place publique. André Falba, secrétaire général de FO municipaux depuis dix-huit ans, a été visé par une plainte par l'ex-trésorier, Joël Arnaud, qui a constaté des anomalies dans les comptes du syndicat. A quoi s'ajoute une rocambolesque affaire de cadeaux de Noël présumés volés.

Carton chez Airbus

FO peut toujours se consoler en regardant du côté d'Airbus. Déjà majoritaire, le syndicat passe de 45,6% à 57,4% au comité d'établissement de Toulouse, où la participation des salariés a été forte (11.600 votants pour quelque 15.000 inscrits). Parallèlement, la CGT chute de 10,3% des voix en 2010 à 6,7% aujourd'hui. Elle ne dispose plus de représentant au Comité d'entreprise de l'avionneur.