Toulouse: Sanofi prêt à céder une grande partie de son site toulousain

ECONOMIE Il négocie avec Evotec la cession de ses activités de recherche et de services technologiques...

B.C. avec AFP

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L'une des manifestations des salariés de Sanofi, en septembre 2012, devant l'établissement toulousain.
L'une des manifestations des salariés de Sanofi, en septembre 2012, devant l'établissement toulousain. — Fred.Scheiber

Le groupe pharmaceutique français Sanofi vient d'annoncer qu'il s'apprêtait à céder ses activités de recherche et de services technologiques, basées à Toulouse, au groupe allemand Evotec, spécialisé dans la recherche de nouveaux médicaments.

Ce repreneur s'engage à maintenir l'emploi des 209 salariés concernés sur le site jusqu'en 2019. Si les négociations aboutissent, d'ici au premier semestre 2015, Sanofi s'engage de son côté à investir 250 millions d'euros sur cinq ans dans des activités conjointes de recherche. 

«Troisième projet en 28 mois» relève la CFDT

Seule la plateforme support du site toulousain, qui compte aujourd'hui 42 salariés, resterait dans le giron de Sanofi. Elle aurait pour mission de participer à la création d'un parc de biotechs qui mettrait les compétences du groupe à disposition de start-up.

Pour la CFDT, premier syndicat chez Sanofi, cette annonce fait suite à plusieurs mois de tumultes car depuis la fin de l'année dernière, suite à un long plan social, l'établissement qui comptait avant 600 salariés n'en comptait plus que 300. Le syndicat critique ces «changements de cap incessants de la direction» sur le sort du site toulousain, pour lequel il s'agit du «troisième projet en 28 mois».

Elus locaux attentifs

Cette cession a été plutôt bien accueillie par les politiques locaux qui s'étaient mobilisés lors des plans sociaux précédents. «Ces négociations vont dans le bon sens, elles montrent la volonté de Sanofi de faire évoluer son site toulousain pour le pérenniser et le développer», indique le président de Toulouse Métropole, Jean-Luc Moudenc.

Ce dernier se dit aussi attentif «au maintien de l'emploi sur un site économique et d'innovation en plein essor». De son côté, le président de la région, Martin Malvy, demande une réunion de travail, reconnaissant qu'Evotec «est un grand groupe qui peut effectivement se développer sur le site de Toulouse et conforter l'Oncopole».