Stade Toulousain: «Je dois me remobiliser», avoue Gaël Fickou

RUGBY Le jeune trois-quarts centre international de Toulouse traverse une période moins faste…

Propos recueillis par Nicolas Stival

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Gaël Fickou, le centre du Stade Toulousain, contre Montpellier, le 19 octobre 2014 en Coupe d'Europe.
Gaël Fickou, le centre du Stade Toulousain, contre Montpellier, le 19 octobre 2014 en Coupe d'Europe. — F. Lancelot / Sipa

A 20 ans, Gaël Fickou dispute déjà sa troisième saison en Top 14. International à 18 ans, le trois-quarts centre toulousain suscite depuis ses débuts une énorme attente, proportionnelle à son potentiel. Plus vu avec le XV de France depuis la tournée de juin en Australie, le Toulonnais d'origine (neuf sélections) semble actuellement stagner. Le double rendez-vous décisif de Toulouse avec les Ecossais de Glasgow, en Coupe d'Europe, serait le moment idéal pour reprendre son envol.

Comment abordez-vous la réception de Glasgow, dimanche?

On a vu leurs matchs, leurs résultats. C’est une équipe en forme. On est prévenus. Nous avons perdu samedi (contre Grenoble, en Top 14). A nous de remettre la marche avant.

Un deuxième revers d’affilée ferait désordre après votre spectaculaire redressement

Surtout, on joue à la maison. Pour les supporters, le club, c’est très important. On a déjà perdu deux fois à domicile [contre Clermont et Grenoble]. Maintenant, c’est interdit de s’incliner à nouveau.

Vous n’étiez pas dans le groupe contre Grenoble. Comment vous sentez-vous?

Bien. J’ai pu me reposer depuis le déplacement à Bordeaux [le 8 novembre] et me préparer physiquement.

Depuis vos débuts, vous suscitez beaucoup d’attente. N’est-ce pas lourd à porter?

Non. Tant mieux, même. C’est important de savoir que les gens comptent sur moi. A moi de ne pas les décevoir, d’être sérieux et assidu pour essayer de progresser et franchir des paliers.

Il vous en reste encore beaucoup à franchir?

Oui. Ce n’est jamais fini. J’ai eu la chance de commencer tôt avec le Stade Toulousain et l’équipe de France. Actuellement, je ne suis plus avec les Bleus et je joue moins en club. Je dois me remobiliser, travailler et être bon sur le terrain.

Etiez-vous préparé à vivre cette période plus délicate, qui arrive souvent quand on explose tôt?

Oui. Dès la première saison, j’ai connu des coups de mou. Rien n’est jamais linéaire. On ne peut pas être compétitifs toute la saison. Il y a des pics de forme. Il y a des moments où on est un peu moins bon, même s’il faut essayer de les éviter.

Quels secteurs travaillez-vous en particulier?

J’essaie d’être bon collectivement, c’est le plus important. Sur le plan individuel, je dois être plus précis, plus juste notamment dans les passes, la finition…

Avez-vous eu des discussions avec le staff des Bleus par rapport à vos manques?

Oui, mais il y a longtemps. Je sais ce que je dois travailler pour essayer de revenir un jour. Mais pour l’instant, le plus important c’est de répondre aux attentes du club.

Revenir avant l’automne 2015 (pour la Coupe du monde), ce ne serait pas mal...

Oui, c’est clair.