Toulouse: A peine annoncée, la nouvelle clinique provoque une poussée de fièvre

SOCIETE La fusion des cliniques du Parc et Saint-Jean du Languedoc doit aboutir à la construction d'un nouvel établissement ultra-moderne à Quint-Fonsegrives. Un collectif hostile au projet vient de se créer...

Hélène Ménal
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Projection de la future clinique du Sud-Est toulousain.
Projection de la future clinique du Sud-Est toulousain. — Groupe Capio

100 millions d'euros d'investissement pour une clinique flambant neuve de 410 lits, avec un service d'urgence dimensionné pour 30.000 passages par an. Voilà résumé en quelques chiffres le projet d'établissement ultramoderne que Capio compte ouvrir en 2017 à Quint-Fonsegrives, à un saut de rocade de la  Cité de l'Espace. Cette clinique «du sud-est toulousain» sera le résultat de la fusion de deux cliniques de la Ville rose qui appartiennent au groupe suédois : la clinique Saint-Jean du Languedoc, située route de Revel, et la Polyclinique du Parc, dans le quartier Saint-Michel.

Cap sur la chirurgie ambulatoire

Les promoteurs du projet veulent en faire «une des plus grandes cliniques de la région (...) réunissant la quasi-totalité des spécialités médicales», y compris une maternité. Surtout, ils insistent sur leur ambition d'en faire une vitrine en matière de chirurgie ambulatoire : 70 % des patients opérés dans l'établissement pourraient rentrer immédiatement chez eux contre 37 % actuellement dans la région Midi-Pyrénées.

Levée de bouclier

Mais ce programme séduisant ne convainc pas tout le monde. A peine le projet annoncé par Capio, un collectif «pour le maintien d'une offre de santé globale sur la rive droite de Toulouse» a surgi. Composé «de personnes issues du monde associatif, médical, paramédical et de patients», il souhaite alerter les «responsables politiques et économiques des risques» encourus. Avec comme premier argument, le rôle  de «service de proximité» joué par les deux cliniques toulousaines vouées à la disparition. Le collectif argue que le secteur de Quint-Fonsegrives est par ailleurs difficile d'accès.

Il défend aussi la survie de la petite clinique Saint-Exupéry, spécialisée en néphrologie, qui a noué d'importantes synergies avec Saint-Jean du Languedoc, sa voisine. Le collectif se fait aussi le porte-parole de certains médecins concernés qui diagnostiquent que leurs patients ne les suivront pas tous à Quint.

Enfin, le collectif fait une proposition alternative. Celle d'ouvrir effectivement un nouvel établissement mais en réhabilitant le site de Saint-Jean du Languedoc...