Toulouse: 16 interpellations lors de la manifestation interdite

SOCIETE D'abord calme, la manifestation non autorisée contre les «violences policières» a dégénéré, samedi à Toulouse. Deux policiers ont été blessés…

N.S.
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Une manifestation non autorisée contre les violences policières a eu lieu samedi 22 novembre 2014 à Toulouse.
Une manifestation non autorisée contre les violences policières a eu lieu samedi 22 novembre 2014 à Toulouse. — P. Pavani / AFP

Un rassemblement est prévu dimanche à 17 h devant le commissariat central de Toulouse, à l’appel de militants opposés au projet de barrage de Sivens dans le Tarn. Ceux-ci veulent soutenir les manifestants interpellés samedi lors du défilé non déclaré et donc «illégal», qui a rassemblé dans l'après-midi plus de 500 personnes «contre les violences policières». Un mot d'ordre qui a mobilisé des milliers de personnes dans plusieurs villes de France.

Selon la préfecture, «seize individus ont été interpellés pour faits de violence à l’encontre des forces de l’ordre et port d’armes» alors que les policiers comptent «deux blessés» dans leur rang. Une majorité souhaitait apparemment que le défilé ait lieu sans incident. Certains dansaient et chantaient sous l'impulsion de clowns facétieux.

Agences bancaires et mobilier urbain visés

Mais, dans le quartier Saint-Cyprien, les forces de l'ordre ont fait usage de grenades lacrymogènes pour repousser des manifestants qui tentaient de forcer leur cordon de sécurité. Au moins un groupe très mobile s'est déplacé ensuite dans la ville, jusqu'en début de soirée.

Bilan, selon la préfecture: «au moins quatre agences bancaires, du mobilier urbain (abribus, panneaux publicitaires), ainsi que plusieurs façades taguées.»

Le maire Jean-Luc Moudenc condamne cette «prise d'otage» de la ville par «des excités»

Des anti-Sivens appellent également à un rassemblement lundi à 14 h devant le Palais de justice en raison de «possibles comparutions immédiates malgré la grève des avocats».

Le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc a réagi sur son compte Facebook, avec «une pensée pour les commerçants qui subissent chaque semaine cette prise d’otage par des excités qui n’ont rien à faire de la protection de l’environnement ou de Rémi Fraisse (...) les Toulousains en ont ras le bol de ceux qui prennent Toulouse, à tort, pour une zone de non droit !».

Par ailleurs, une autre manifestation, contre le barrage de Sivens et les violences policières, autorisée celle-ci, a eu lieu samedi matin à Toulouse, dans le calme. 450 personnes selon la préfecture, 600 selon les organisateurs, ont participé à ce premier défilé à l'appel de partis de gauche (EELV, PCF, PG, NPA) et des organisations syndicales FSU et Solidaires.