Haute-Garonne: En mars 2015, Pierre Izard ne sera plus le président du Conseil général

POLITIQUE Le socialiste n'est pas candidat aux élections départementales de mars 2015. Il va donc quiter son fauteuil de patron du département...

Helene Menal

— 

Pierre Izard, préside le Conseil général de la Haute-Garonne depuis 1988
Pierre Izard, préside le Conseil général de la Haute-Garonne depuis 1988 — Frédéric Scheiber/20MINUTES

Voilà 47 ans qu'il est le conseiller général du canton de Villefranche-de-Lauragais et 26 ans qu'il est le patron du Département de la Haute-Garonne. Pierre Izard, 79 ans, avait jusqu'à lundi soir minuit pour déposer sa candidature auprès de la fédération du parti socialiste pour les élections départementales des 22 et 29 mars 2015. Il ne l'a pas fait.

Il a donc officialisé en silence sa décision, prise seul selon son entourage, de se retirer prochainement des affaires départementales. Le Conseil général nouvelle version, avec 27 grands cantons représentés au lieu de 54, et où celui de Villefranche n'existe même plus, se fera sans cet ardent défenseur des solidarités entre les territoires urbains et ruraux.

«Une page qui se tourne»

«C'est une page de l'histoire de la gauche en Haute-Garonne qui se tourne, réagit Sébastien Vincini, le 1er secrétaire du PS 31. Il appartient désormais aux nouvelles générations militantes de démontrer leur capacité à répondre efficacement aux attentes des citoyens (...) tout en étant fidèles à l'héritage pour inventer le Conseil général de demain».

Et le renouvellement est en marche puisque sur les 39 socialistes sortants, seulement 21 briguent une réélection. Il y aura aussi six primaires militantes organisées le 3 décembre sur les cantons de Toulouse 6, Toulouse 9, Léguevin, Plaisance, Portet, et Revel.

Consigne d'unité

Cette campagne départementale risque, pour la première fois depuis longtemps, d'être périlleuse pour le PS dans un contexte national difficile. La succession de Pierre Izard pourrait la compliquer un peu plus. C'est pourquoi Sébastien Vincini a donné des consignes précises «d'unité et de respect». «Il n'est pas encore temps d'ouvrir le bal des égos», affirme-t-il. Et ceux qui nourrissent des ambitions, comme le rural de Nailloux Georges Méric ou le Toulousain Jean-Michel Fabre, ont été priés de mettre un mouchoir dessus. «Ce qui m'importe pour l'instant, c'est d'être réélu sur mon territoire», indiquait Jean-Michel Fabre mardi matin, preuve que le message a été reçu cinq sur cinq.

D'ailleurs, si la gauche conserve la Haute-Garonne, le choix du candidat à la présidence reviendra aux militants. Comme toujours. Sauf que personne ne s'est jamais présenté contre Pierre Izard.