Toulouse: Des tags propres pour lutter contre la pollution

ENVIRONNEMENT France Nature Environnement Midi-Pyrénées mène une campagne pour réduire l'utilisation de la voiture en ville...

Beatrice Colin

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Des — FNE Midi-Pyrénées.

«Nos gaz d'échappement tuent». Ce slogan volontairement accrocheur, de nombreux Toulousains ont pu le voir sur les murs noirs de pollution de la Ville rose. Réalisés grâce à un nettoyeur à haute pression, ces «water tag» n'avaient qu'un seul objectif: rendre visible l'invisible.

Campagne en ligne

«C'est un moyen légal de matérialiser l'existence de la pollution. Mais nous ne voulons pas juste culpabiliser les gens, nous voulons leur rappeler qu'il existe des alternatives», plaide Marie-Laure Cambus, directrice de la fédération régionale d'associations France Nature Environnement, à l'origine de cette campagne.

En particulier au tout voiture. Car en Haute-Garonne, 66% des émissions de dioxyde d'azote proviennent des transports, loin devant le chauffage urbain ou les industries.

Autostop organisé et livraison propre en centre ville

Pour contrer cette tendance de fonds, les militants écologistes ont décidé de mettre en avant les bonnes pratiques, certaines déjà très développées comme le covoiturage ou les plans de déplacements en entreprise. D'autres moins connues, comme Rezo Pouce. Cette association développe un dispositif d’autostop organisé déjà développé dans le nord toulousain ou encore à Airbus.

«Il marie le covoiturage et le stop, les automobilistes ayant un autocollant sur leur voiture peuvent prendre aux arrêts "sur le Pouce" les personnes qui attendent. Cela existe et pourrait être développé sur Toulouse», relève Marie-Laure Cambus.

Elle sait que le transport de marchandises à vélo et en voiture électrique en centre-ville, comme le fait déjà la SCOP Altern'Mobil, pourrait aussi être dopé.

FNE ne va pas en rester à un inventaire à la Prévert des bonnes idées. Prochaine étape pour sensibiliser les habitants à la pollution de fond, des capteurs installés sur le toit de la Maison de l'environnement. «Notre idée est de faire de ces mesures un outil citoyen, en complément de celles plus scientifiques de l'Observatoire régional de l'air en Midi-Pyrénées», conclut la directrice de FNE. Premiers résultats d'ici quelques mois.