Toulouse: Le Fenix handball arrache un point miraculeux face à Nantes

HANDBALL L’équipe toulousaine a renversé une situation extrêmement compromise à domicile pour décrocher un match nul face à son rival nantais…

Nicolas Stival

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Le gardien du Fenix Toulouse Cyril Dumoulin et le capitaine Pierrick Chelle (archives).
Le gardien du Fenix Toulouse Cyril Dumoulin et le capitaine Pierrick Chelle (archives). — F. Perma / Sipa

Miracle au Palais des Sports! Mené de cinq buts à neuf minutes de la fin après avoir vendangé de nombreuses occasions et perdu d’innombrables ballons, le Fenix a arraché le nul contre le HBC Nantes (25-25).

«Il y a des matchs où il se passe des choses pas si rationnelles que ça, lâche, dépité, Thierry Anti, l’entraîneur du «H». Je n’imaginais pas, vu notre match, que l’on ne marquerait pas un but lors des neuf dernières minutes.» Et pourtant…

«Nous étions tous en échec dans la finition, on ne méritait pas de prendre de points, mais on s’est battus jusqu’au bout, souffle Jérôme Fernandez, auteur de l’égalisation finale. On a gagné un point.»

Sans Cyril Dumoulin, l’exploit n’aurait toutefois pas eu lieu. Epoustouflant dans les derniers instants, le gardien international a multiplié les sauvetages. S’il n’avait pas repoussé le penalty de Rivera, à 53 secondes de la sirène, le Fenix aurait été mené de deux longueurs et n’aurait jamais revu Nantes.

«Dans cette équipe, il y a plus que des joueurs, savoure Dumoulin, fier de la solidarité des Toulousains. C’est ce qui fait que l’on n’a pas lâché…» L’euphorie du moment n’empêche pas l’ancien portier chambérien de prendre du recul. «Ce n’est pas une très bonne opération sur le plan comptable, mais le championnat est long et homogène.»

Une modeste neuvième place en D1

Au sortir d’un troisième match d’affilée sans victoire en championnat (une défaite, deux nuls), la formation entraînée parToni Garcia occupe une modeste neuvième place en D1, à huit longueurs du leader Montpellier.

«Certains internationaux sortent de cinq matchs disputés en deux semaines, l’effectif n’est pas construit pour cela, observe Fernandez. On va bientôt retrouver un rythme d’une rencontre par semaine.»

Après un déplacement «sans pression» chez le champion parisien, le Fenix enchaînera une série de rendez-vous abordables (Sélestat, Istres, Aix) où il sera préférable de ne pas attendre les dix dernières minutes pour assurer la victoire.

Coupe de la Ligue

Le Fenix rencontrera Dunkerque, en demi-finale de la Coupe de la Ligue. Le tirage au sort a eu lieu à la mi-temps du match de D1 entre Toulouse et Nantes. L’autre demie opposera Nantes à Cesson-Rennes. Le «final four» se disputera les 28 et 29 mars 2015, dans une ville restant à définir. Nantes et Rouen postulent pour l’accueillir. Réponse le 2 décembre.