Toulouse: Les tops et les flops de la prolongation des horaires du métro

TRANSPORTS L'extension des horaires du métro est un succès populaire mais les agents pointent toujours des problèmes de sécurité...

Helene Menal

— 

Les noctambulles ont joué le jeu. ArchIves..
Les noctambulles ont joué le jeu. ArchIves.. — Fred Scheiber/20 Minutes

Le bilan de l'ouverture du métro jusqu'à trois heures du matin le week-end est contrasté. Certains voient la rame à moitié vide, d'autres à moitié pleine.

Les tops

- La fréquentation: Durant les nuits de vendredi et samedi, Tisséo a enregistré 11.300 validations dans le créneau 1h30/3h15 du matin. Alors que l'habitude n'est pas encore ancrée, la fréquentation du métro après minuit a bondi de 46% par rapport, par exemple, au week-end du 17 octobre. Enfin, les oiseaux de nuit semblent avoir une prédilection pour la ligne B.

- Un bonus 24h sur 24: A peine l'opération 3 heures du matin lancée, le maire a réservé aux noctambules la primeur d'une annonce bonus. Jean-Luc Moudenc (UMP) a demandé à Tisséo d'étudier l'hypothèse d'une ouverture «24 h sur 24 h le week-end». «Le maire a discuté avec des agents du syndicat FO qui lui ont dit que c'était presque aussi simple de laisser le métro ouvert que de le fermer à 3h30 pour le rouvrir à 5h. Donc, comme il l'a demandé, nous allons étudier la question», explique Jean-Michel Lattes (UDI), le président de Tisséo.

Les Flops

- Deux agents de sûreté blessés: Un incident a gâché la fête. Il s'est produit dimanche à 1h50 du matin à la station Compans-Caffarelli. Une équipe de la sûreté de Tisséo a rappelé à l'ordre une bande de jeunes avinés qui n'avait pas validé leur titre de transport et la situation a dégénéré. Un agent a été mordu au biceps, un autre blessé au doigt par un couteau. La police a interpellé deux individus.

Inévitablement, l'événement a relancé la polémique sur la sécurité nocturne dans le métro. Les agents de la sûreté, inquiets notamment de voir surgir «de plus en plus d'armes blanches», ont déclenché «une alarme sociale» et menacent de faire grève. «Les faits vont être décortiqués et analysés», promet Olivier Poitrenaud, le directeur de Tisséo. Le responsable considère que les équipes de sûreté étaient dans leur rôle et que «le dispositif a fonctionné» . Il relève par ailleurs que l'incident aurait pu se produire à un autre moment et n'est pas lié au lancement des «3 h du matin».

- Encore des débrayages: Le conflit avec les agents techniques du métro -qui pointent des problèmes d'effectifs, de sécurité et demandent une revalorisation salariale- s'éternise. Dimanche à 3 heures, un débrayage a empêché le dernier métro de s'élancer, douchant l'enthousiasme des noctambules pionniers. Mercredi matin, le métro a ouvert avec trois-quarts d'heure de retard...