Toulouse: Pour Etienne Didot, «il manque un peu de tout» au TFC

FOOTBALL Mal en point, les Violets comptent beaucoup sur leur milieu de terrain de 31 ans, leader hors et sur la pelouse…

Nicolas Stival

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Etienne Didot et le TFC effectuent leur stage de présaison à Navata, en Espagne, le 3 juillet 2014.
Etienne Didot et le TFC effectuent leur stage de présaison à Navata, en Espagne, le 3 juillet 2014. — N. Stival / 20 Minutes

Changement de tactique? De gardien? Alain Casanova laisse planer le doute, alors que le TFC doit absolument dominer Metz, samedi, pour enrayer l’infernale série actuelle. Toulouse reste sur quatre défaites de rang, toutes compétitions confondues. «La concurrence doit exister à tous les postes», précise simplement l’entraîneur du 14e de Ligue 1.

Sauf blessure, Etienne Didot n’a pourtant pas de souci à se faire pour sa place. Entré en jeu dès la 36e minute à Bordeaux (2-1), le milieu relayeur a été le meilleur Toulousain, alors qu’il revenait de plus de cinq semaines d’absence pour une entorse au genou.

«Un exemple pour le groupe»

«Il n’est sûrement pas à 100% de ses possibilités, mais c’est un exemple pour le groupe, par son positionnement, son expérience, sa mentalité et sa haine de la défaite», lâche Casanova, qui voit dans le Breton de 31 ans, «un relais indispensable».

«M’exprimer, c’est dans ma nature, reconnaît Didot, Violet depuis 2008. Mais je n’ai pas envie de parler davantage quand on est en difficulté. Tous les joueurs savent ce qu’ils ont à faire.» Pourtant, ils ne le font pas toujours bien, d’où cette glissade dangereuse au classement, à quatre points de la zone de relégation.

Une semaine à huis clos

«Il nous manque un peu de tout dans tous les domaines, nous en sommes conscients, glisse l’ancien Rennais, sous contrat avec le TFC jusqu’en juin 2017. A Bordeaux, je nous ai trouvés mieux dans les intentions, mais pas assez efficaces offensivement et défensivement. Les équipes nous ont fait mal en contre ces derniers temps, ce n’est pas normal. Parfois, on perd le ballon à 20 mètres des buts adverses, et ça fait but. Tout le monde doit être plus réactif à la perte.»

Les Toulousains ont tenté de corriger leurs lacunes cette semaine, lors d’entraînements exceptionnellement à huis clos. Mais aucune révolution de palais n’est à attendre malgré la situation critique. Pas le genre de la maison.

«Ça nous fait mal d’être à ce classement»

«Le club est sain, lâche Didot. Ici, il n’y a pas besoin de parler de changement d’entraîneur ou de polémiques, c’est important.» L’un des rares trentenaires de l’effectif assure toutefois que l’encadrement et les dirigeants ont «secoué» les joueurs, qui ne se laisseraient pas bercer par la torpeur ambiante autour du Stadium.

«Ça nous fait mal d’être à ce classement, d’enchaîner les défaites, que l’on parle mal de nous», tonne le taulier. Pour ne plus avoir les oreilles qui sifflent, les Toulousains doivent commencer par battre l’étonnant promu messin.