Barrage de Sivens: Prison avec sursis pour deux manifestants toulousains

JUSTICE Trois personnes, dont deux manifestants, ont été jugées en comparution immédiate ce lundi à Toulouse après les incidents survenus lors de la manifestation, samedi...

B. C. et N. S.

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La manifestation en hommage à Rémi Fraisse, un opposant au barrage de Sivens dans le Tarn, a dégénéré à Toulouse, le 1er novembre 2014.
La manifestation en hommage à Rémi Fraisse, un opposant au barrage de Sivens dans le Tarn, a dégénéré à Toulouse, le 1er novembre 2014. — SIPA

Seize personnes ont été interpellées samedi à Toulouse en marge de la manifestation en hommage à Rémi Fraisse. Trois d’entre elles ont été jugées en comparution immédiate ce lundi après-midi.

Les deux premiers, Cyril Lambin et Kevin Caplia, âgés de 26 ans, ont nié avoir jeté des projectiles et des pierres. Le procureur de la République avait requis six mois de prison dont deux ferme, alors que les avocats des deux manifestants avaient indiqué qu’il «n’y avait pas de preuve» contre eux.

Cyril Lambin a écopé de six mois dont quatre avec sursis simple. Son avocate, Claire Dujardin, réfléchit à faire appel de la décision: «J'avais demandé la relaxe, indique-t-elle. Il n'y avait aucune preuve. Il a été mis dans le même sac que les casseurs alors qu'il est pacifiste.»

Au mauvais endroit au mauvais moment...

Kevin Caplia a écopé quant à lui de quatre mois de prison, dont trois avec sursis mis à l'épreuve et à un suivi pendant deux ans par le juge d'application des peines. Les deux hommes devraient être libres ce lundi soir.

Une peine de trois mois de prison a été requise contre un troisième homme, âgé de 37 ans, arrêté alors qu'il était porteur d'une arme factice, mais qui ne faisait pas partie des manifestants. Il n'a d'ailleurs été jugé que pour port d'arme avant de ressortir libre du tribunal, après confiscation de l'objet.

Sept personnes seraient encore en garde à vue

Enfin, l'avocate d'un quatrième interpellé, qui a reconnu avoir jeté des parpaings sur les forces de l'ordre, va demander le renvoi. Sept personnes interpellées samedi seraient encore en garde à vue. Au moins trois pourraient être jugées en comparution immédiate mardi. D'autres sont convoquées devant le juge plus tard.

Samedi, au moment de la dispersion de la manifestation qui s'était déroulée dans le calme sur la place du Capitole, des personnes ont cassé des vitrines, ont incendié des poubelles et ont jeté des projectiles sur les forces de l'ordre.