Tarn-et-Garonne: Un drone non-identifié a survolé la centrale de Golfech

NUCLEAIRE Sept autres centrales ont déjà fait l'objet de survol ces dernières semaines...  

B.C.

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Centrale nucleaire de Golfech au bord de la Garonne.
Centrale nucleaire de Golfech au bord de la Garonne. — Alexandre GELEBART/20MINUTES

Golfech vient s'ajouter à la liste des sept autres centrales nucléaires survolées ces derniers jours par des drones non identifiés.

Le site du Tarn-et-Garonne aurait donc été survolé par un drone jeudi vers 21h selon une information du site Internet de La Dépêche du Midi, confirmée ce vendredi à 20 Minutes par la préfecture du Tarn-et-Garonne. Ce survol a même été constaté par la gendarmerie du Tarn-et-Garonne, département limitrophe de la centrale.

«Une manoeuvre globale»

«Ce survol a été signalé par des témoins et confirmé par nos gendarmes, il se déplaçait d'est vers le nord-ouest, en direction du Lot-et-Garonne. Nous avons la trajectoire, nous avons pu le suivre durant 9 kilomètres, mais pas le point de chute. Ce n'était pas un jouet, mais un engin de 60 cm à un mètre d'envergure», explique à 20 Minutes le colonel Christophe Daniel, commandant du groupement de gendarmerie de Tarn-et-Garonne.

Un survol qui s'inscrit dans « une manoeuvre globale » selon le patron des gendarmes du Tarn-et-Garonne puisque le site de Penly, en Seine-Maritime, a aussi été survolé. Les militaires avaient mis en place depuis une dizaine de jours un dispositif de vigilance particulier.

Mercredi, EDF avait déjà confirmé le survol de sept centrales nucléaires par des drones, précisant que cela était «sans conséquences». Le groupe a porté plainte. Pour ce genre d'infraction, les auteurs encourent une peine d'un an d'emprisonnement et de 75.000 euros d'amende.

Pour le réseau Sortir du Nucléaire cela démontre «la vulnérabilité des sites nucléaires. Bien qu’EDF démente la gravité de ces incidents, les plaintes qu’il a déposées et l’absence de réponse apportée par les pouvoirs publics indiquent que l’exploitant semble démuni face à cette situation inédite», critique l'association.