Toulouse: Cinq bonnes raisons d'aller supporter les Spacer’s volley contre Tours

VOLLEY En pleine forme, l’équipe toulousaine vise l’exploit ce mercredi face au champion de France…

Nicolas Stival

— 

Les jeunes volleyeurs des Spacer's de Toulouse Thibault Rossard et Trévor Clévenot, sous le regard de leur coéquipier André Radtke.
Les jeunes volleyeurs des Spacer's de Toulouse Thibault Rossard et Trévor Clévenot, sous le regard de leur coéquipier André Radtke. — G. Bertolo

Deux matchs, deux victoires. Les Spacer’s de Toulouse ont parfaitement réussi leur entame de championnat de Ligue A. Mercredi (20 h 30) au Palais des sports, les hommes de Cédric Enard mettront leurs ambitions à l’épreuve face à Tours, triple champion de France en titre. Une rencontre à ne pas rater pour, au moins, cinq raisons.

Les Spacer’s, déjà sur orbite. Tombeurs de Lyon (3-1) puis vainqueurs à Nantes-Rezé (3-1), les Toulousains poursuivent sur la lancée d’un exercice 2013-14 terminé en play-offs. «Nous avons plutôt bien joué et nous sommes bâtis un capital confiance», apprécie l’entraîneur Cédric Enard, qui espère vivre une saison aussi réussie que la précédente. Et, pourquoi pas, s’offrir une épopée européenne, alors que les Spacer’s débuteront la Coupe de la CEV le 5 novembre contre les Tchèques de Liberec.

Tours, la référence française. La Ligue 1 a le PSG, la Ligue A le TVB. Le Tours Volley-Ball, vainqueur de la Ligue des champions 2005, fait même plus fort que les footballeurs parisiens. Triples champions de France en titre, lauréats des deux dernières Coupes de France, les coéquipiers de l’expérimenté libero Jean-François Exiga ont aussi gagné la Super Coupe de France 2014. Et systématiquement battu les Spacer’s depuis que Cédric Enard les dirige, soit depuis mars 2011.

L’exploit est possible. Arme fatale du TVB, David Konecny aime faire des misères aux Toulousains, comme lors de la finale de Coupe de France 2013. Mais le phénoménal pointu tchèque manquera à l’appel au Palais des sports. Il s’est luxé un doigt lors du dernier match contre Montpellier, que Tours a fini par perdre (2-3). Cette absence (pour deux mois) ressemble à une aubaine pour les Spacer’s. «Penser cela serait le plus gros piège dans lequel nous pourrions tomber, assène pourtant Enard. Cette équipe a une profondeur de banc qui permet de pallier ce forfait, a priori avec Antonov, ou encore avec Hoag.»

A la découverte des nouvelles stars. Avec un budget moyen à l’échelle de la Ligue A (1,38 million d’euros), les Toulousains doivent recruter malin à l’étranger et jeune en France. Certains espoirs comme le réceptionneur-attaquant Trévor Clévenot (20 ans) et le pointu Thibault Rossard (21 ans) ont déjà le profil de futurs tauliers en équipe de France. Gêné par une entorse à la cheville, Rossard joue cependant les intermittents en ce début de saison. Mais le Bulgare Gradinarov, recruté cet été pour être «un leader offensif» (dixit Enard), assume joliment l’intérim.

Des «Faucons» font vibrer le Palais des sports. Si les Spacer’s attirent moins la foule que leurs colocataires du Fenix, les progrès sont notables, indique le président Jean Azéma. «La saison dernière, nous étions la quatrième affluence de Ligue A avec 1.400 spectateurs en moyenne par match, contre 1.200 auparavant, note-t-il. Ce n’est pas trop mal, mais au vu de la taille de l’agglomération, on pourrait espérer plus de monde.» 

Le bon comportement de l’équipe de France, quatrième du Mondial polonais, portera peut-être ses fruits à moyen terme. En attendant, le groupe de supporters des Falcon's (Faucons en VF), fort d'une trentaine de membres, anime depuis cette saison des tribunes parfois atones.