Toulouse: Des enseignants demandent à être mutés auprès de leur famille

EDUCATION Certaines institutrices attendent depuis plus de quatre ans leur mutation à Toulouse...  

Beatrice Colin

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Le collectif Mutez-Nous, jeudi 23 octobre 2014, devant le rectorat.
Le collectif Mutez-Nous, jeudi 23 octobre 2014, devant le rectorat. — B. Colin / 20 Minutes

«Ma vie personnelle, c’est zéro. Du fait de vivre séparé, nous payons deux loyers, nous nous endettons à cause des trajets et on ne peut pas faire de projets». Marie-Line est institutrice près d’Orléans, mais depuis trois ans elle cherche à se faire muter à Toulouse, là où vit son conjoint.

Plutôt que vivre à plus de 500 km de leurs maris, Méline et Eva ont préféré se mettre en disponibilité. Ce jeudi, ces membres du collectif Mutez-Nous étaient reçues au rectorat pour examiner la situation.

55 mutations accordées

Toutes réclament une meilleure prise en compte des demandes qui «respecte les règles de priorité comme le rapprochement de conjoint» et le temps d’attente de mutation. «J’ai deux enfants et après un an de séparation effective en région parisienne, pour les enfants cela était devenu trop difficile. Je me suis mis en disponibilité, on est obligé de faire un choix», regrette Eva.

«Nous savons aussi qu’il manque des enseignants de primaire en Haute-Garonne où le nombre d’enfants par enseignant est le plus élevé de l’Académie. Nous sommes prêtes et formées», poursuit Méline.

Accompagnées de plusieurs syndicats, elles ont été reçues par Vincent Denis, le secrétaire général adjoint du rectorat. «C’est un dossier que nous suivons depuis longtemps. L’Académie est très attractive, nous recevons plus de 1.500 demandes de mutation alors que le nombre de places d’entrants est de 120. Sur 600 demandes de rapprochement de conjoint nous en avons accordé 55 cette année, ce qui est un effort important», relève ce responsable.