VIDEO. Ligue 1: Ces cinq recrues du TFC qui ont fait flop

FOOTBALL Un an après son arrivée, le Polonais Dominik Furman ne joue plus qu'avec l'équipe réserve. Ce n’est pas le premier échec, parfois onéreux, du recrutement toulousain…

Nicolas Stival

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Le milieu polonais du TFC Dominik Furman lors de sa présentation devant la presse, le 16 janvier 2014 à Toulouse.
Le milieu polonais du TFC Dominik Furman lors de sa présentation devant la presse, le 16 janvier 2014 à Toulouse. — F. Scheiber / 20 Minutes

Parfois, le recrutement d’un joueur s’apparente à une loterie. Si l’on s’en tient aux dix dernières années, André-Pierre Gignac, Johan Elmander ou Aymen Abdennour ont fait vibrer le Stadium, puis le banquier du Toulouse Football Club lorsqu’ils ont été vendus à prix d’or. Mais à côté de ces formidables réussites, d’autres joueurs ont fait un bide. Alors que le mercato d'hiver a débuté samedi, voici notre Flop 5. Forcément subjectif.

Dominik Furman (milieu de terrain, janvier 2014 – ?): Le mystère polonais. Présenté comme un grand espoir du football polonais à la technique chatoyante, Dominik Furman est arrivé à Toulouse escorté d’une formidable réputation. Recruté au Legia Varsovie pour la coquette somme de 2,7 millions d’euros, le jeune international de 22 ans ne s’est pas adapté à la rudesse et à la vitesse du championnat français. Douze mois après son arrivée, le milieu relayeur n'a fait que cinq apparitions en L1 (aucune cette saison). A ce jour, Furman se contente des pelouses anonymes du CFA2 et cherche désespérément une porte de sortie.

Søren Larsen (attaquant, 2008-2011): Trop statique pour le TFC. Un quadruplé contre les amateurs de Schirrhein, en Coupe de France. Voici le principal fait de gloire toulousain de Søren Larsen, engagé pour près de 3 millions d'euros afin de succéder à Johan Elmander. Souvent blessé, parfois prêté, l’avant-centre XXL (1,94 m, 90 kg) n’a jamais convaincu Alain Casanova. Rebuté par son manque de mobilité, l’entraîneur du TFC avait aussi très mal vécu cette panenka tentée, et ratée, par l’international danois lors d’un match de Coupe de la Ligue à Auxerre (à la 30e seconde de la vidéo). L'attaquant résiliera son contrat à l'été 2011.

Jon Jönsson (défenseur, 2008-2009): Un petit match et puis c’est tout. Un an après Johan Elmander, Toulouse voyait débarquer un autre Suédois, Jon Jönsson. Si l’attaquant a fait vibrer les fans du TFC, l’arrière central est tombé dans l’oubli. Recruté pour à peu près 2 millions d’euros, l’ex-joueur d’Elfsborg n’a disputé qu’un match de L1, cataclysmique, perdu à Valenciennes (3-1). Relégué sur le banc, puis sérieusement blessé, Jönsson rejoint le club danois de Bröndby dès l’été 2008.

Le Suédois Jon Jönsson (numéro 6) et Nicolas Douchez lors du stage de présaison du Toulouse Football Club à Luchon, le 6 juillet 2007. - Bordas / Sipa

Pavel Fort (attaquant, janvier 2007 – juillet 2009): Le Tchèque en bois. Lors de son arrivée du Slavia Prague, pour 1 million d’euros environ, l’attaquant tchèque se jugeait «pas mal dans le jeu de tête et fort dans les duels». Finalement, le Stadium a vu évoluer un avant-centre d’une faiblesse abyssale. Cinq ans et demi après son départ pour l'Arminia Bielefeld (L2 allemande), la simple évocation de son nom provoque un sourire chez les supporters toulousains.

Santos (attaquant, 2005-2008) : La mitraillette enrayée. Prolifique à Sochaux, le petit avant-centre n’aura marqué que cinq buts en Ligue 1 lors de ses trois années violettes, tous inscrits la première saison. Les 3 millions d'euros investis par le TFC dans l’international tunisien d’origine brésilienne n’ont pas été rentabilisés… Fâché avec ses dirigeants et son entraîneur Elie Baup, Santos finit par retourner à Sochaux. Sans jamais retrouver son niveau pré-toulousain.