En meeting à Toulouse, Sarkozy avance ses propositions pour la France

POLITIQUE Près de 3.000 personnes se sont déplacées pour assister au jeu de questions-réponses entre le candidat à la présidence de l'UMP et le public...

20 Minutes avec AFP
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Nicolas Sarkozy en meeting à Velizy Villacoublay.
Nicolas Sarkozy en meeting à Velizy Villacoublay. — SIPA

Nicolas Sarkozy, candidat à la présidence de l'UMP, a largement dépassé le simple cadre d'une campagne interne partisane pour développer ses propositions pour la France, en se projetant nettement vers 2017, lors d'une réunion publique mercredi à Toulouse.

L'ancien chef de l'Etat s'est de nouveau prêté, pendant une heure et demie, comme il l'avait fait lundi soir à Vélizy (Yvelines), à un jeu de questions-réponses, devant environ 3.000 personnes. La plupart des questions étaient posées par l'assistance, quelques autres par Internet.

Pas de questions embarrassantes. Aucune n'a porté sur les affaires judiciaires dans lesquelles son nom est cité, et lui-même n'a pas abordé ces sujets, contrairement à ce qu'il avait fait à Lambersart (Nord), le 25 septembre, en balayant toutes les accusations.

Le «coup de main» de Le Pen à Hollande

D'emblée, Nicolas Sarkozy donne le ton. Deux ans et demi après sa défaite et son retrait (provisoire) de la politique, il lance à une foule enthousiaste. «Nous allons recommencer la longue marche que nous devons à notre pays. Ici, nous souffrons tous de voir la situation de la France qui va quémander à notre partenaire allemand d'aller moins vite, parce qu'on n'arrive pas à suivre».

Succès garanti aussi, comme en témoignent les applaudissements et les «Nicolas, Nicolas» scandés à pleine voix, quand il évoque le général De Gaulle et «ce qu'il a fait pour la France», comparé à «la situation d'humiliation» actuelle d'un pays, qui «attend de voir si la Commission de Bruxelles va accepter ou non un budget si mal préparé».

Dans son viseur, il y a bien sûr les socialistes et leur «détestation de tout ce qui brille et de tout ce qui marche», mais aussi la présidente du Front national. «Je ne prendrai pas de leçons de Mme (Marine) Le Pen, qui a fait le choix conscient et inadmissible de donner un coup de main à François Hollande en 2012», a-t-il dit.