Toulouse: Nicolas Sarkozy fait le plein de soutiens... pour l'instant

POLITIQUE L'ex-Président devrait faire salle comble pour son meeting toulousain mercredi soir. Ses supporters sont très nombreux même si certains gardent une prudente neutralité...

Hélène Menal
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Nicolas Sarkozy en meeting à Vélizy le 6 octobre 2014.5
Nicolas Sarkozy en meeting à Vélizy le 6 octobre 2014.5 — SIPA

«Il faut que les gens prennent conscience qu'ils n'auront pas tous une place assise mercredi soir», lance Maxime Boyer. Le jeune président du Comité de soutien de Nicolas Sarkozy en Haute-Garonne, par ailleurs conseiller municipal de la Ville rose, boit du petit-lait: 1.600 militants ou sympathisants l'ont déjà assuré de leur venue pour le meeting de l'ex-président de la République.

Jeu de questions-réponses

La salle Jean-Mermoz ayant une capacité maximale de 2.000 personnes, il faudra être là à 17h30, à l'ouverture des portes, pour avoir une chance de poser une question au candidat à la présidence de l'UMP. Car Nicolas Sarkozy a décidé de reconduire la formule interactive, sans discours, inaugurée le 2 octobre à Troyes.

Dans l'auditoire, Laurence Arribagé, secrétaire générale de l'UMP31, occupera une place de choix. La deuxième adjointe de la Ville rose n'a pas tergiversé. Elle est l'un des premiers soutiens déclarés de Nicolas Sarkozy et a été chargée de porter sa parole dans le Sud-Ouest.

Neutralité ou pragmatisme

«Je serai moi aussi au premier rang», assure Jean-Luc Moudenc, le maire de Toulouse. Mais il ira aussi écouter les challengers Bruno Lemaire et Hervé Mariton à la fête départementale de l'UMP le 18 octobre. Celui qui ne sera plus président de l'UMP31 au mois de janvier affiche une prudente neutralité. Il faut dire que dans la perspective des primaires à droite pour la présidentielle 2017, il aura à choisir entre «deux amis». Nicolas Sarkozy donc, qui l'a soutenu lors de sa défaite aux municipales en 2008, et Alain Juppé qui n'a pas hésité à mouiller sa chemise pour lui lors de sa reconquête du Capitole en mars.

2.800 militants à convaincre

La conseillère régionale Elisabeth Pouchelon sera elle aussi au meeting. En auditrice pragmatique. «J'ai parrainé la candidature de Nicolas Sarkozy pour la présidence de l'UMP mais ce n'est pas un blanc-seing. J'écouterai aussi les arguments des autres candidats», indique-t-elle.

La cohue annoncée mercredi soir n'entame en tout cas pas la zénitude des pro-Lemaire. L'aura de Nicolas Sarkozy est incontestable auprès des militants», reconnaît Pierre Lattard, le «référent» du candidat dans le département, «mais, ajoute-t-il, il peut se passer un tas de choses d'ici au scrutin fin novembre». Ce jour-là, quelque 2.800 militants haut-garonnais, selon la fédération, voteront pour élire leur président national.