Stade Toulousain: Toulon, «une équipe qui nous fait peur», affirme Imanol Harinordoquy

RUGBY L'homme en forme du Stade Toulousain se confie avant la venue du champion d'Europe et de France...

Nicolas Stival

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Le troisième ligne du Stade Toulousain Imanol Harinordoquy contre le Stade Français en Top 14, le 4 octobre 2014 à Toulouse.
Le troisième ligne du Stade Toulousain Imanol Harinordoquy contre le Stade Français en Top 14, le 4 octobre 2014 à Toulouse. — F. Lancelot / Sipa

Une ovation. Le public d’Ernest-Wallon a salué avec ferveur la sortie d’Imanol Harinordoquy, samedi à la 73e minute du succès contre le Stade Français (22-10). Le troisième ligne aux 82 sélections en Bleu est déjà devenu le chouchou de supporters Rouge et Noir pas très gâtés en ce début de saison. Le onzième du Top 14 compte évidemment sur l'ancien Biarrot de 34 ans pour la réception du leader Toulon, dimanche. «Une grosse machine», dixit Harinordoquy.

Que ressentez-vous suite à ce succès face à Paris, après cinq défaites d’affilée?

Ça fait surtout plaisir. On s’entraîne pour gagner des matchs et il y avait longtemps qu’on ne l’avait pas fait. C’était une obligation de gagner contre Paris. Même si tout n’a pas été parfait, on a quand même assuré la victoire. On a déjà l’esprit tourné vers la réception de Toulon, qui va être un gros morceau.

Avec, toujours, l’obligation de gagner…

Oui. Quelque part, ce n’est pas plus mal que cela tombe sur Toulon. Car après cette victoire tant attendue, il pourrait y avoir un certain relâchement. C’est une grosse armada qui arrive, une équipe qui nous fait peur, donc je pense que ce ne sera pas le cas.

Quelle équipe de Toulon vous préparez-vous à affronter, sachant que les joueurs sont au repos jusqu’à mercredi?

Ce qui est important, c’est ce que nous faisons. Il y a quand même beaucoup de choses à revoir par rapport au match de Paris, notamment l’efficacité dans la zone de marque. Contre Toulon, si on a des occasions et qu’on ne les concrétise pas, cela ne pardonnera pas. Pour en revenir à la question, la dernière fois qu’on a rencontré les Toulonnais, ils avaient été en vacances toute la semaine, et on a pris 40 points là-bas (38-12 en amical, le 1er août)…

Sur le plan collectif, la situation reste compliquée. Mais sur le plan individuel, vous pouviez difficilement rêver mieux, avec notamment l’ovation d’Ernest-Wallon…

Je prends tous les matchs qui viennent. Il ne m’en reste pas cinquante à jouer. Si ça peut être comme ça tous les samedis, ça serait bien, même si je sais que ce ne sera pas le cas. Je n’y prête pas plus attention que ça. J’ai surtout envie que l’on remonte au classement, que l’on prenne des points. Je suis aussi venu à Toulouse pour qu’on fasse une belle saison. Il y a eu un départ compliqué, on a besoin de victoires. Ce serait bien que l’on gagne plus souvent.

Ressentez-vous un esprit de revanche par rapport à certains doutes émis lors de votre passage de Biarritz à Toulouse?

(Il s’adresse aux journalistes) Ce sont vos histoires à vous, pas les miennes. Ce qui m’importe, c’est de jouer, d’apporter quelque chose à l’équipe.

Vous aviez peut-être besoin d’une bouffée d’air frais après deux dernières saisons délicates…

Quand on est sportif, il y a les aléas d’une carrière, des moments où ça va, d’autres où ça ne va pas, des blessures. Je ne vais pas raconter ma vie, mais aujourd’hui, je suis heureux d’être là.