Toulouse: Un repas et ça repart pour les étudiants

NUTRITION L’opération «P’tit dej’ campus» est relancée à partir de mardi...  

Beatrice Colin

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A Toulouse comme ailleurs, 40 % des étudiants ne prennent pas de petit déjeuner.
A Toulouse comme ailleurs, 40 % des étudiants ne prennent pas de petit déjeuner. — F. Scheiber / 20 Minutes

Qui dort dîne. Cette expression va comme un gant à de nombreux étudiants qui chaque matin partent le ventre vide en cours. Selon une étude de l’union des mutuelles régionales, ils sont ainsi 40% à sauter le petit déjeuner… et souvent, dans la matinée, ils ont les crocs.

Pour essayer de faire prendre conscience au plus grand nombre de l’intérêt d’avoir trois repas par jour, à compter de ce mardi, le service médical et social étudiant (SIMPPS) organise avec le Crous l’opération «P'tit déj Campus» dans des résidences universitaires. Jusqu’à jeudi, des nutritionnistes, infirmières et diététiciennes seront à partir de 7 heures dans les couloirs des tripodes de Rangueil.

«Notre but n’est pas de nourrir les étudiants mais bien de les sensibiliser à l’importance du petit-déjeuner qu’ils ne prennent pas par manque de temps ou pour des raisons budgétaires. Nous leur apprenons du coup à le composer avec un minimum de choses», explique Margaux Gineste, chargée de promotion santé au SIMPPS.

Des paniers à prix réduits

Pour sortir du jambon beurre et des pâtes à la carbonara, des ateliers de cuisine sont aussi proposés. Sur l’année, huit rendez-vous sont programmés sur le site de Rangueil pour arriver à faire de leurs repas des festins.

S’il reconnaît partir en cours le ventre vide et manger sur le pouce à midi, Nicolas a pris l’habitude de cuisiner le soir. Cet étudiant en L3 mange quotidiennement des fruits et légumes qu’il récupère chaque mardi au SIMPPS. Cette opération «Marché campus» a été lancée l’an dernier avec le soutien de l’Agence régionale de santé. Comme dans n’importe quelle association pour le maintien de l’agriculture paysanne (Amap), les étudiants vont chercher leur panier livré par un maraîcher. A la différence qu’ils le paient 2 € au lieu de 5.

«Ce sont des produits frais et locaux et cela m’a permis de découvrir des variétés que je ne connaissais pas, raconte Nicolas. Cela nous oblige aussi à cuisiner et nous revient beaucoup moins cher que d’aller au supermarché.» Comme lui, ils ont été 80 à bénéficier de cette offre l’an dernier. Ils devraient être 20 de plus cette année.
 

Pratique

Pour pouvoir bénéficier du «Marché campus», il faut répondre à certains critères sociaux. Renseignements au 05 61 55 73 67 pour une prise de rendez-vous.