Stade Toulousain: «J’espère finir ici», affirme Luke McAlister

RUGBY L’ouvreur ou centre stadiste évoque la situation délicate du club et son cas personnel…

N.S. avec AFP

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Le Toulousain Luke McAlister essaye d'arrêter le Bayonnais Scott Spedding, le 26 septembre 2014 à Bayonne, en Top 14.
Le Toulousain Luke McAlister essaye d'arrêter le Bayonnais Scott Spedding, le 26 septembre 2014 à Bayonne, en Top 14. — SIPA

Avant-dernier du Top 14, le Stade Toulousain vit un «moment vraiment difficile» et doit absolument retrouver le chemin de la victoire samedi à domicile contre le Stade Français, lors de la huitième journée, selon son demi d'ouverture ou centre néo-zélandais Luke McAlister.

Comment se sent le groupe après cette nouvelle défaite contre Bayonne?

C’est vraiment un moment difficile pour nous. Nous avons très bien entamé le match (contre Bayonne) mais nous avons perdu Yoann Maestri (qui a récolté un carton jaune) et Corey (Flynn, carton rouge). Nous étions un peu déprimés après car nous sentions que nous aurions pu gagner ce match si nous avions eu tout le monde.

Avez-vous pu parler avec Corey Flynn de son carton?

Il vit avec moi donc on se parle tous les soirs! Il est très déçu, il l'a pris vraiment à cœur, c'est un homme qui est tout sauf égoïste, il donne beaucoup pour l'équipe, c'est sa nature alors il s'est excusé auprès de tout le monde après le match.

Comment expliquez-vous vos difficultés actuelles?

Il y a des blessures, des cartons jaunes, des cartons rouges qui n'aident pas. L'essentiel est la confiance mais elle ne viendra que de la victoire. Il n'y a pas d'animosité entre nous, pas de manque d'esprit, d'efforts, on fait de notre mieux mais c'est difficile. On ne peut pas perdre beaucoup d'autres matchs car on en a déjà perdu cinq. Nous savons que nous n'allons pas très bien mais la saison est longue et nous avons de nombreux joueurs internationaux, d'expérience au sein de l'équipe. Nous pouvons repartir de l'avant ensemble mais nous devons être plus constants. Nous essayons d'utiliser la pression de la situation et d'être positifs.

Mais vous recevez deux grosses écuries, le Stade Français et Toulon...

C'est pour ça que j'aime jouer ces matchs! Le Stade Français a tout un tas de bons joueurs. Je ne sais pas pourquoi, mais ils jouent toujours bien contre nous. Mais nous ne nous focalisons pas sur le Stade Français, nous devons nous préoccuper de ce que nous faisons en tant qu'équipe et, espérons-le, nous serons de retour samedi pour donner un beau spectacle.

Pensez-vous être toujours en mesure de finir dans les six premiers pour vous qualifier?

Oui bien sûr. Cela va être difficile mais nous devons faire avec.

Quel regard portez-vous sur votre début de saison?

Des hauts et des bas, des petites blessures, c'est frustrant. Evidemment, mon but est de jouer chaque match. Mais ce sera déjà super de jouer deux rencontres d'affilée. Je travaille dur à l'entraînement mais le championnat est très physique, on prend des coups, cela peut nous affecter tous les week-ends.

Il y a désormais au Stade Toulousain de la concurrence à l'ouverture avec Toby Flood. Où vous sentez-vous le mieux?

J'aime bien jouer avec Toby, c'est un bon joueur mais je préfère jouer 10.

Pensez-vous finir votre carrière au Stade Toulousain?

On verra, j'espère. Je suis bien à Toulouse avec l'équipe, le public. J'aurais 34 ans (en 2017, fin de son contrat), on verra comment va mon corps. Je n'aurai plus 21 ans...