Haute-Garonne: La droite et le centre remportent une victoire historique aux sénatoriales

POLITIQUE Avec trois sièges sur cinq en Haute-Garonne, la droite et le centre obtiennent pour la première la majorité aux sénatoriales...

Helene Menal

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Toulouse, le 28 septembre 2014 - Pierre Medevielle (à gauche), Brigitte Micouleau (UMP) et le sortant Alain Chatillon (UDI, à droite), les trois sénateurs élus sur la liste UMP-UDI.
Toulouse, le 28 septembre 2014 - Pierre Medevielle (à gauche), Brigitte Micouleau (UMP) et le sortant Alain Chatillon (UDI, à droite), les trois sénateurs élus sur la liste UMP-UDI. — Helene Menal / 20 Minutes

C'est un mini-séisme dans la vie parlementaire du département. Dimanche, la liste UMP-UDI emmenée par Alain Chatillon, le maire de Revel, a remporté trois des cinq sièges de sénateur mis en jeu dans la Haute-Garonne, alors qu'elle n'en détenait qu'un auparavant.

Cette majorité absolue est une grande première. Elle est la conséquence directe des scrutins municipaux du mois de mars qui ont vu plusieurs communes importantes basculer à droite comme Balma, Saint-Orens et surtout Toulouse.

Une Toulousaine au Palais du Luxembourg

Aux côtés d'Alain Chatillon, c'est  l'adjointe au maire toulousaine Brigitte Micouleau, une fidèle de Jean-Luc Moudenc (UMP), le maire de Ville rose, qui fait son entrée à la Haute Assemblée. Elle est accompagnée du Commingeois Pierre Médevielle, premier magistrat de Boulogne-sur-Gesse. «L'obtention d'un troisième siège (...) dans une terre traditionnellement de gauche est la démonstration incontestable que le PS a perdu toute crédibilité au sein même de son propre électorat après deux années et demie de présidence Hollande», a réagi Jean-Luc Moudenc qui est aussi le président de l'UMP 31.

Mécaniquement, la gauche départementale passe de quatre sièges à deux. Avec un seul socialiste au Palais du Luxembourg : Claude Raynal, le maire de Tournefeuille. Sa seconde de liste, Françoise Laborde, issue de Parti radical de gauche (PRG) conserve son mandat.

Baylet (PRG) battu dans le Tarn-et-Garonne

Mais le tsunami politique du scrutin s'est produit dans le département voisin du Tarn-et-Garonne où Jean-Michel Baylet, le président du conseil général, perd son siège au profit du maire UMP de Caussade François Bonhomme. Le président du PRG et patron de la Dépêche du Midi quitte le Sénat à cause des dissidences dans son propre camp.