VIDEO. Toulouse: La nouvelle vie en Bleu de Marjorie Mayans

RUGBY L’internationale de Blagnac-Saint-Orens a signé un contrat avec la FFR en vue des Jeux olympiques de Rio, en 2016…

Nicolas Stival

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La Française Marjorie Mayans lors de la rencontre de Coupe du monde contre le pays de Galles, le 1er août 2014.
La Française Marjorie Mayans lors de la rencontre de Coupe du monde contre le pays de Galles, le 1er août 2014. — AFP PHOTO / KENZO TRIBOUILLARD

Stakhanoviste et polyvalente… Voici six semaines, Marjorie Mayans et le XV de France féminin terminaient troisièmes d’une Coupe du monde aussi réussie sur les plans sportif que médiatique. Il y a quinze jours, la trois-quarts centre de 23 ans ramenait la médaille d’argent du tournoi de Hong-Kong avec les Bleues du rugby à 7.

Depuis, elle est retournée au jeu à 15 pour enchaîner deux matchs du Top 8, l’élite française, au sein de son club de Blagnac-Saint-Orens. Six jours après une facile victoire sur Caen (52-24), la Bsorf a chuté samedi à Lille (30-8). «Nous avons été prises sur l’agressivité», déplore la jeune femme, dont les plaquages dévastateurs ont ébaubi adversaires et téléspectateurs pendant le Mondial.

 

 

Après la défaite, Marjorie Mayans n’est pas retournée en Haute-Garonne. Elle s’est arrêtée à Paris, où elle débute cette saison une nouvelle expérience. «Nous sommes 16 joueuses sous contrat avec la Fédération (FFR), explique-t-elle. Nous allons nous entraîner quasiment  tous les jours au centre national de Marcoussis, avant de rentrer en fin de semaine dans nos clubs.»

Sur le modèle de la Fédération anglaise, la FFR veut se doter d’une équipe de France à VII performante en vue des Jeux olympiques de Rio, en 2016. C’est dans cette variante que le rugby (féminin et masculin) va faire son retour aux JO, après 92 ans d’absence.

Joueuse de rugby, étudiante et… recruteuse

«Je ne pense pas encore à Rio, il faut déjà se qualifier, modère Marjorie Mayans. Mais c’est une aventure que je devais tenter, il y a quelque chose de grand à la clé.» Sur le plan sportif plus que financier, puisque les 16 Bleues de Marcoussis devraient toucher l’équivalent d’un «salaire à mi-temps».

La Haut-Garonnaise va continuer à concilier rugby et études à Toulouse. «Je suis en Master 2 Politique et sécurité», détaille-t-elle. Certaines Tricolores ont opté pour un club francilien afin d’éviter de fastidieux aller-retour Paris-province. Pas elle.

«Toute ma famille habite Toulouse, le BSORF est mon club et je ne comptais pas partir», balaie Marjorie Mayans, qui est bien plus qu’une joueuse à Blagnac-Saint-Orens. «Grâce à Marjorie, nous avons pu engager trois internationales espagnoles», souligne le manager général Richard Caravaca. 

«Je les ai croisées sur le circuit mondial du rugby à 7, explique l’intéressée. Je leur ai dit que si elles voulaient venir en France, le BSORF pouvait les accueillir.» Vous avez dit ambassadrice?