Toulouse: «De plus en plus d’engouement» autour du Fenix, selon son capitaine Pierrick Chelle

HANDBALL Dunkerque, champion de France en titre, est attendu mercredi au Palais des sports…

Propos recueillis par Nicolas Stival
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Le gardien du Fenix Cyril Dumoulin et le capitaine Pierrick Chelle, lors d'un match amical contre le FC Barcelone à Toulouse, le 28 août 2014.
Le gardien du Fenix Cyril Dumoulin et le capitaine Pierrick Chelle, lors d'un match amical contre le FC Barcelone à Toulouse, le 28 août 2014. — F. Perma / Sipa

Trois jours après avoir maté Aix en Coupe de la Ligue (31-29), le Fenix retrouve le Palais des sports mercredi, en D1 (20 h 45). Au programme: un choc contre Dunkerque, champion de France en titre. Encore vexé par le faux pas à Cesson, l’ailier droit et capitaine toulousain Pierrick Chelle (24 ans) compte sur le public pour aider son équipe à se transcender.

Comment va le Fenix, avant de recevoir le champion de France?

Nous essayons déjà de récupérer du match de dimanche, qui a été compliqué à gérer. On retrouve peu à peu notre enthousiasme.

Pour beaucoup d’observateurs, Dunkerque est moins fort que la saison dernière. Qu’en pensez-vous?

On ne peut pas dire ça. Les Dunkerquois ont gardé leur ossature. Mais ils sont désormais attendus partout, un peu comme nous, mais à plus grande échelle. Le championnat est désormais très dense, il n’y a plus de matchs faciles. Cependant, s’ils ont été surpris d’entrée par Cesson (21-22), ils ont su se remobiliser contre Nîmes (27-25), pour ne pas enchaîner deux défaites.

Pour la deuxième fois en trois journées, après Chambéry, votre match va être retransmis par beIN Sports…

C’est le fruit de la saison dernière. Nous avons eu des résultats et un beau style de jeu, qui a plu. Après, beIN Sports ou pas, l’important pour nous est de bien aborder ce match. La dernière fois, nous avions pris l’eau pendant cinq ou dix minutes, et cela avait suffi à Dunkerque pour gagner (21-24, le 7 mai 2014).

Vous pouvez compter sur un public de plus en plus fervent. Peut-on parler de «huitième homme»?

On se sent beaucoup plus forts à la maison qu’à l’extérieur. Il y a clairement de plus en plus d’engouement autour de notre équipe. Même dimanche lors du match contre Aix, qui n’était pourtant pas une grosse affiche, le public a poussé derrière nous. Nous aurons bien besoin de ce soutien contre Dunkerque.

L’entrée en Coupe d’Europe se rapproche, puisque vous accueillerez les Allemands de Melsungen le 1er octobre.

Recevoir le champion de France, c’est déjà un match de niveau européen. C’est la meilleure des préparations. Mais pour l’instant, nous sommes focalisés sur le championnat. Nous avons des ambitions, et la défaite à Cesson nous reste encore en travers de la gorge.

L’objectif, c’est de faire au moins aussi bien que la cinquième place de la saison dernière…

Oui. Cela passe par de bons résultats à domicile. Battre Dunkerque, ce serait une très bonne chose.

Dernière question. Votre entraîneur espagnol Toni Garcia a-t-il fait des progrès en français?

(Rires) Petit à petit, ça commence à se mettre en place. Il apprend les termes spécifiques au handball, dont il a besoin tous les jours. Nous savons qu’il a envie de partager et il fait des efforts pour apprendre notre langue.