Prison requise pour les «liquidateurs» de Job

JUSTICE De six mois à deux ans ferme de prison, accompagnés d'une faillite personnelle de cinq ans. C'est ce qu'a requis hier la procureur à l'encontre des hommes qui, en 1995, ont repris l'usine papetière Job pour le franc symbolique avant de précipiter sa ...

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De six mois à deux ans ferme de prison, accompagnés d'une faillite personnelle de cinq ans. C'est ce qu'a requis hier la procureur à l'encontre des hommes qui, en 1995, ont repris l'usine papetière Job pour le franc symbolique avant de précipiter sa faillite. Ils étaient, entre autres, poursuivis pour « banqueroute ». Le parquet est convaincu de l'escroquerie mais ne s'est pas exprimé sur la constitution en partie civile des 199 salariés licenciés après la faillite de la société. « Les ouvriers se trompent de procès, il n'y a pas de lien entre la faute commise et le préjudice subi par les salariés, qui ne devraient donc pas être partie civile », a plaidé la défense. « Nous souhaitons toujours voir juger les vrais coupables, Bolloré et Scheufeulen, à l'origine de la liquidation de Job », explique Philippe Moitry, ancien secrétaire CGT du comité d'entreprise de la société. « Nous voulons juste une condamnation pour le préjudice que nous avons subi », ajoute un ancien salarié, alors que l'un des prévenus n'hésite pas à proposer à chacun un emploi en région parisienne. Le délibéré doit être rendu le 9 juin.

Clémence Nayrac