Midi-Pyrénées réfute avoir privilégié une entreprise gérée par des proches de Kader Arif

POLEMIQUE Le Canard enchaîné de ce mercredi s’interroge sur les conditions d’obtention de contrats passés par la Région avec une entreprise dirigée par des proches du secrétaire d’Etat…

20 Minutes avec AFP
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Martin Malvy, le président socialiste du conseil régional de Midi-Pyrénées.
Martin Malvy, le président socialiste du conseil régional de Midi-Pyrénées. — A. gelebart / 20 minutesA. gelebart / 20 minutesA. gelebart / 20 minutes

La Région Midi-Pyrénées présidée par le socialiste Martin Malvy a démenti ce mercredi tout favoritisme dans l’attribution de marchés à une société appartenant à des proches parents du ministre délégué aux Anciens combattants Kader Arif, en réponse à un article du Canard enchaîné.

Dans son article paru ce mercredi, Le Canard enchaîné s’interroge sur un éventuel lien entre l’obtention de juteux contrats par la société AWF, spécialisée dans la sonorisation et l’éclairage d’événements, et le fait que cette société est dirigée par des proches de Kader Arif.

«Que la société (…) soit dirigée par le parent d’un membre du gouvernement n’est en rien répréhensible puisqu’aucun membre du gouvernement n’est intervenu ni directement ni indirectement pour favoriser l’attribution d’un marché qui concerne la Région et elle seule», a réagi le Conseil régional dans un communiqué.

Menaces de poursuites

«Les marchés qui lui ont été attribués l’ont été au terme d’appels d’offres qui ont fait l’objet de larges publications d’appels à la concurrence. Ils l’ont été par la Commission d’appel d’offres dont la composition comprend des élus de l’opposition régionale (…) La transparence est totale», ajoute le Conseil régional, qui dénonce «les insinuations» de l’article.

Selon Le Canard enchaîné, la société AWF avait emporté en 2009 un contrat de quatre ans avec la Région: «Chaque fois que la région Midi-Pyrénées a besoin de lumières et de sono pour ses sauteries, elle passe une commande à AWF. L’addition se monte aujourd’hui à 1.730.000 euros!»

Le contrat, affirme l’hebdomadaire, a été renouvelé en 2014 au terme d’un appel d’offres qui a mis en concurrence deux sociétés dont Le Canard assure qu’elles sont toutes deux contrôlées «par les mêmes actionnaires, la famille Arif».

La Région conclut son communiqué en menaçant de poursuites «toute insinuation» suggérant le «moindre favoritisme».