Luzenac: Pour Quentin Westberg, «la perspective de voir le bout du tunnel l'emporte sur la déception»

FOOTBALL Le gardien du Luzenac Ariège Pyrénées veut se projeter sur l’avenir après l’interminable feuilleton de l’été…

Propos recueillis par Nicolas Stival

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Quentin Westberg, le gardien de but de Luzenac, le 17 avril 2014.
Quentin Westberg, le gardien de but de Luzenac, le 17 avril 2014. — F. Scheiber / 20 Minutes

Recalé par la justice, Luzenac doit faire son deuil de la montée en Ligue 2. Le gardien Quentin Westberg (28 ans) n’attend désormais plus qu’une chose: l’admission du club ariégeois en National, comme le LAP en a fait la demande. Pour laisser derrière lui une incroyable saga estivale et son malheureux épilogue. Et pour pouvoir, enfin, refaire son métier. Même si de nombreuses questions perdurent, au sujet des finances et de l’effectif luzenacien.

Quel est votre état d’esprit après ces mois de lutte?

On va être bientôt fixés et c’est finalement ce qu’on recherche le plus. La ligne de conduite a été fixée par les dirigeants: le LAP demande sa réintégration en National. Il vaut mieux voir le club à ce niveau que dans des divisions inférieures. Cela reste une belle aventure humaine, qu’on ne pourra pas nous enlever. Il y a des gens, des familles qui ont œuvré pour le club.

Etes-vous optimiste pour la réintégration du club en National?

La décision doit tomber la semaine prochaine. C’est ce que tout le monde souhaite. L’important, c’est de voir le club continuer le plus haut possible. Tout est en œuvre pour qu’il soit en National et pas dans une division inférieure.

Allez-vous rester?

Tout est clair entre les dirigeants et les joueurs, c’est une bonne chose. La porte est ouverte mais ils veulent garder tout le monde. Personnellement, à partir du moment où j’évolue à Luzenac, je serai à 100 %. Et je ne vois pas pourquoi je ne porterai plus ce maillot. Nous avons la perspective d’avoir un match à préparer dans les semaines à venir. Le foot reprend ses droits. Nous aurions voulu que ce soit en Ligue 2, mais si c’est en National, nous serons à 100 %.

Quel a été le discours des dirigeants lors de la réunion organisée ce vendredi?

Ils ne lâchent pas. Le club a pris un coup de bambou mais Jérôme Ducros (le président) et Fabien Barthez (le directeur général) repartent, pour que le foot de haut niveau perdure en Ariège. Le club s’est toujours montré transparent. Tout a été très correct. Les joueurs qui ont voulu partir sont partis. Humainement, cela a été très bien géré.

Et que vous a dit Thierry Braillard, le secrétaire d’Etat aux Sports, que vous avez également rencontré?

On a l’a vu avant la réunion avec les dirigeants. C’était une visite de courtoisie et de soutien, pour nous encourager dans notre demande d’évoluer en National. Il nous a aussi dit qu’il ferait en sorte qu’une affaire comme celle-ci ne se reproduise plus.

Imaginons que vous repartiez en National. Viserez-vous de nouveau la montée?

L’objectif n’est pas encore établi. Ce sera difficile, mais cette histoire nous a donné une leçon: il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs. D’abord, repartons en National, puis nous verrons.

Tout de même, il doit y avoir de la frustration de ne pas monter en Ligue 2…

Il y a une déception enfouie mais la perspective de voir enfin le bout du tunnel l’emporte sur le reste. On retient que le LAP continue à exister, que l’institution perdure.