François bombardé de questions par Françoise

REPORTAGE Une ouvrière alsacienne de 53 ans a accompagné le candidat UDF à Toulouse ce lundi…

A Toulouse, Hélène Ménal

— 

Le candidat UDF et une ouvrière alsacienne de 53 ans
Le candidat UDF et une ouvrière alsacienne de 53 ans — no credit
Elle a voyagé dans sa voiture, assisté à toutes ses réunions et mangé aussi peu que lui. Comme promis par François Bayrou sur le plateau de l’émission de TF1 «J’ai une question à vous poser», Françoise Lang, une ouvrière alsacienne de 53 ans, a accompagné ce lundi le candidat UDF à Toulouse. Mais, sous son air décontracté, avec son jean et son gilet bigarré, elle n’est pas venue en touriste ou en groupie se payer un petit frisson médiatique. «Je vais voter pour la première fois de ma vie et je veux le faire en connaissance de cause. Les pauvres deviennent de plus en plus pauvres et les riches de plus en plus riches. Je cherche quelqu’un qui aura le courage de changer tout ça.»
 

Chaperonnée, maternée même, par le staff du candidat, Françoise n’en a pas pour autant perdu de vue son objectif : «Bombarder François Bayrou de questions.» «Retraite, pouvoir d’achat, taux d’intérêts étouffants», la jeune grand-mère avait tout consigné dans son cahier à spirales. Et c’est en roulant qu’elle a livré au candidat les inquiétudes inspirées de son quotidien. «Sur son idée de payer plus cher les heures supplémentaires, je lui ai dit que j’étais sceptique, car cela pourrait faire perdre à certains le bénéfice de la prime pour l’emploi.»

 L’attitude du candidat a conforté l’a priori favorable de Françoise : «Il est nature, très accessible, très gentil et il a un sourire craquant.» Sur l’aspect politique, elle réserve encore son opinion : «J’espère entendre dans les jours prochains des propositions en lien avec notre rencontre, assure-t-elle, et si je suis déçue par son discours, je n’hésiterais pas à le lui dire. »
 
Comme pour beaucoup de Français, ce qui séduit le plus Françoise chez le candidat Bayrou, c’est son côté «ni droite, ni gauche» et son idée «de rassembler au-delà des clivages classiques». «Ils nous ont tous gouvernés, les uns après les autres, et la France a régressé, dit-elle. Imaginez qu’il soit Président, avec, rêvons un peu, Arlette Laguiller au ministère du Travail. Moi, je trouve que ça aurait vraiment de la gueule !»