Toulouse: Sciences-Po a un nouveau point de chute

UNIVERSITE Après l’annulation du projet de relogement au quai Saint-Pierre, l’Institut d’études politiques devrait emménager en 2017 à la Manufacture des tabacs…

Beatrice Colin

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Les locaux du quai Saint-Pierre où devait être relogé Sciences-Po en 2016.
Les locaux du quai Saint-Pierre où devait être relogé Sciences-Po en 2016. — école de management de l'Université Toulouse 1 Capitole

Le relogement de Sciences-Po Toulouse n’aura pas été une sinécure. Il y a encore six mois, l’Institut d’études politiques, dont les locaux ne sont plus aux normes, devait s’installer à la rentrée 2016 dans un bâtiment flambant neuf au quai Saint-Pierre. Les premiers coups de pioche étaient prévus cet été et 900.000 € avaient déjà été dépensés. Une élection municipale et une polémique plus tard, l’établissement de 1.700 étudiants devrait finalement emménager à la rentrée 2017 à la Manufacture des tabacs, dans les locaux de l’école d’économie (TSE).

A la rentrée 2017

C’est en tout cas l’engagement pris la semaine dernière en réunion par Bruno Sire, le président de l’Université Toulouse 1-Capitole (UT1), gestionnaire du patrimoine de l’IEP. En juillet, face à l’opposition au projet du maire de Toulouse, il a décidé d’annuler le quai Saint-Pierre pour une solution alternative. «L’IEP sera accueilli dans 7.000 m2 à la Manufacture des tabacs à la rentrée 2017, une fois que TSE aura déménagé dans son nouveau bâtiment», explique le président de l’UT1. «C’est une proposition qui va plutôt dans le bon sens, mais nous attendons des garanties, nous n’avons pas envie de revivre ce qui s’est passé au quai Saint-Pierre», relève le directeur de l’IEP, Philippe Raimbault.

Jeu de chaises musicales

La situation s’est débloquée début juillet, lorsque l’État a accepté de céder à Bruno Sire le parking de la Cité administrative où l’Université construira des équipements sportifs et 6.000 m2 d’amphis et de salles de cours pour ses propres étudiants. Ce scénario, l’Université et Sciences-Po l’avaient envisagé il y a longtemps, mais l’Etat avait toujours refusé de vendre le parking.

Pour le maire de Toulouse, cette annonce est une bonne nouvelle. «Tout le monde y gagne: les riverains la tranquillité, pour l’Université et l’IEP ce sont des m2 en plus, la ville va récupérer la moitié de la vente du quai Saint-Pierre et l’Université l’autre moitié, soit 2,5 millions d’euros chacun», se félicite Jean-Luc Moudenc (UMP).

Coût

Entre le déménagement de Sciences-Po, l’achat du parking de la Cité administrative et la construction des bâtiments, Bruno Sire évalue le côut global de l’opération à 26 millions d’euros.