Des anciens dirigeants de JOB à la barre

JUSTICE Les anciens responsables de l'entreprise Gecco, repreneur de l'usine papetière JOB, sont jugés à partir d'aujourd'hui pour «banqueroute»

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Les anciens responsables de l'entreprise Gecco, repreneur de l'usine papetière toulousaine JOB, sont jugés à partir d'aujourd'hui par le tribunal correctionnel pour « banqueroute » et « abus de biens sociaux », entre autres. De onze au départ, les prévenus ne devraient être plus que sept à la barre. Certains sont décédés, d'autres sont sous le coup d'un mandat d'arrêt international. Tous sont accusés d'avoir pillé cette entreprise en quelques mois, entre 1994 et 1996.Ils avaient racheté la société à Bolloré pour un franc symbolique avant de détourner des millions sur ses avoirs. Face à eux, 199 anciens salariés se sont aujourd'hui portés parties civiles, ainsi que l'ancien syndicat CGT de l'usine. Car dès que les dirigeants de Gecco ont été inquiétés, JOB est entré dans une spirale de liquidations. La première a lieu à la fin 1995 : 122 salariés ont été licenciés ou sont partis en préretraite. Les 165 employés restant ont travaillé pour le repreneur, le groupe allemand Schefeulen, jusqu'en avril 2001, date de fermeture définitive de l'entreprise. « Gecco n'était qu'une société fantôme. Nous attendons que ses dirigeant soient condamnés mais aussi qu'ils égratignent les vrais responsables. A savoir ceux qui ont organisé la liquidation de la société : Bolloré et Schefeulen », espère Philippe Moitry, l'ancien secrétaire CGT du comité d'entreprise. Pour montrer leur détermination, les « JOB » manifesteront durant toute la durée du procès devant le Palais de justice.

B. C.