Tarn : ils font barrage au projet de Sivens

ENVIRONNEMENT Dans le cadre de la construction du barrage de Sivens, les travaux de déboisement doivent débuter aujourd’hui. Les opposants restent mobilisés…

20 Minutes avec AFP

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L'eurodéputé écologiste José Bové réclamait en février dernier à Albi le gel du projet de barrage.
L'eurodéputé écologiste José Bové réclamait en février dernier à Albi le gel du projet de barrage. — Eric Cabanis AFP

Hier, ils étaient près de 200 personnes, dont des grévistes de la faim, à manifester près de Lisle-sur-Tarn contre les travaux de construction d’un barrage qui détruira un réservoir de 13 hectares de biodiversité où vivent des espèces protégées. Ce matin, le déboisement d’une trentaine d’hectares de la zone humide du Testet doit débuter pour laisser place au chantier. Sous bonne garde, puisque plus d'une centaine de gendarmes sont présents et selon France 3 Midi-Pyrénées des échauffourés ont déjà eu lieu entre les forces de l'ordre et les opposants. Les écologistes et défenseurs du site, soutenus par la Confédération paysanne, sont en effet bien décidés à tout faire pour que la création de ce barrage, qui doit répondre au soutien d’étiage du Tescou et à l’irrigation de la vallée, n'aboutissent pas.

Réservoir d’1,5 million de m3

La future retenue d’eau sera érigée aux pieds de la forêt de Sivens, lieu de randonnées prisé dans cette zone humide qui abrite 94 espèces protégées. Doté d’un réservoir d’eau de 1,5 million de m3 pour une superficie de 42 hectares, pour un coût estimé à 8,4 millions d’euros, le barrage imposera la destruction de 13 hectares de zone jusqu’alors protégée. Les opposants attendent des décisions de justice, du ministère chargé de l’Ecologie et de la Commission européenne, car ils contestent l’utilité même du projet.

De son côté, la préfecture du Tarn insiste sur le caractère exemplaire du projet en terme environnemental car 19,5 hectares de zones humides favorables aux espèces protégées recensées seront reconstitués.