Ils cultivent l'idée d'étendre les jardins partagés

Béatrice Colin
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Il existe onze jardins partagés.
Il existe onze jardins partagés. — F. Scheiber/20 Minutes archive

Une binette, des plants et de la bonne humeur. C'est la recette qui fait fureur sur les parcelles des jardins partagés de la Ville rose. Samedi, celui des Castors de l'Hers était officiellement inauguré plus de deux ans après avoir germé dans la tête de familles du quartier. Ce mercredi, c'est ceux de Monlong et du Tintoret qui ouvrent leurs portes au grand public. Au total, huit sites de ce type sont jardinés sur le territoire de la Ville rose et trois doivent commencer à être cultivés d'ici à la fin du mois de juin, notamment à la Reynerie et aux Arènes romaines. Au total, 20 000 m2 exploités par les habitants en partenariat avec les centres sociaux ou des associations.

Un outil de lien social


Un phénomène de société qui suscite un réel engouement. «Notre souhait est de créer un jardin partagé par quartier car c'est un vecteur de lien formidable. Après, il faut voir ce qui est de l'ordre du faisable. Avant de lancer un projet, nous voulons nous assurer de la qualité des sols et que chaque jardin créé soit pérenne», estime Elisabeth Toutut-Picard, adjointe au développement durable. Les amateurs du concept espèrent que cette volonté s'enracinera au-delà des intentions. «C'est un outil de lien social important et il faut continuer sur la dynamique de quatre ouvertures par an et pas simplement mettre à disposition des terrains aux habitants qui ne seront pas impliqués. Aujourd'hui il y a plus d'une quinzaine de projets qui attendent d'être validés», plaide Alice Thouvenin de l'association Partageons les Jardins, spécialisée dans l'accompagnement de ces projets.

■ Ginestous

La précédente municipalité avait dans ses cartons un projet de jardin potager de 5 hectares dans le quartier de Ginestous. «Rien n'est annulé. Il faut conforter ce qui a été lancé», assure Elisabeth Toutut.