La Caravelle prête à rejoindre son dernier bercail

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La Caravelle d'Airbus, aux couleurs d'Air Inter, intégrera le musée Aéroscopia à l'automne prochain.
La Caravelle d'Airbus, aux couleurs d'Air Inter, intégrera le musée Aéroscopia à l'automne prochain. — F. Scheiber/20 Minutes

«La rapide, la sûre, la douce Caravelle.» C'est ainsi que le général de Gaulle qualifiait en 1958 l'avion biréacteur produit par Sud Aviation, l'ancêtre d'Airbus. Le dernier exemplaire à être sorti en 1973 des usines toulousaines, celui portant le n° 280, s'apprête à rejoindre son dernier bercail, le musée Aéroscopia qui doit ouvrir ses portes en octobre. Pour l'occasion, Airbus, son propriétaire, l'a repeint aux couleurs d'Air Inter, la compagnie pour laquelle il officia durant dix-huit ans. «J'ai assisté à son premier vol en 1955, nous n'étions pas habitués à voir des avions sans hélice», se souvient André Rocaché, président de l'Aérothèque, le conservatoire du patrimoine aéronautique. «C'est le premier jet à réaction de transport civil, c'est aussi une référence parce que c'est le premier avion à avoir eu la capacité d'atterrir par tous les temps. La Caravelle a jeté les bases du transport commercial en Europe», relate Jacques Rocca, directeur du département Airbus Héritage qui, en plus d'avoir participé au financement d'Aéroscopia, met à sa disposition un Concorde, un A300 et le premier A400 M.