A la manif, les griefs se ramassent à la pelle

SERVICE PUBLIC Ils étaient près de 3 500 à défiler hier après-midi à Toulouse. Enseignants, postiers ou professionnels de santé réclamaient une hausse des salaires. « Depuis cinq ans, on sent bien que notre pouvoir d'achat a baissé », explique un agent de l'Equipem...

©2006 20 minutes

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Ils étaient près de 3 500 à défiler hier après-midi à Toulouse. Enseignants, postiers ou professionnels de santé réclamaient une hausse des salaires. « Depuis cinq ans, on sent bien que notre pouvoir d'achat a baissé », explique un agent de l'Equipement. Les fonctionnaires ont également demandé un renforcement du service public, mis à mal par la « décentralisation » ou par la « volonté de privatiser ». Les conditions de travail étaient au coeur de la contestation. « On nous en demande toujours plus, tout en supprimant des postes », témoigne une enseignante.

Une quarantaine de pompiers se trouvait dans le cortège. « Nous réclamons toujours la retraite à 55 ans. Vous imaginez un pompier en intervention à 65 ans ? », s'interroge l'un d'eux. Et face aux critiques de certains passants, les fonctionnaires rétorquaient avec conviction : « Heureusement que nous sommes encore là pour manifester ! » Une ambiance bon enfant ternie en début de manif par une dispute musclée sur l'ordre du défilé entre SUD et l'Unsa.

C. N. et S. G.