Corey Flynn, symbole de la philosophie du Stade

Nicolas Stival

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Le futur talonneur stadiste avec les Canterbury Crusaders, en juillet 2012.
Le futur talonneur stadiste avec les Canterbury Crusaders, en juillet 2012. — M. Melville/AFP

Pas besoin d'intermédiaire. Corey Flynn a annoncé lui-même, sur Facebook, sa signature au Stade Toulousain. «A partir du mois d'août, j'entamerai un contrat de deux ans avec Toulouse», indique le Néo-Zélandais de 33 ans aux 15 sélections, la dernière contre les Tonga, lors de la Coupe du monde 2011. Bref, le talonneur des Canterbury Crusaders est un trentenaire sudiste, dont la carrière internationale est terminée. Un profil banal pour une recrue toulonnaise, mais qui colle aujourd'hui aussi à la philosophie du Stade Toulousain. Le club, grand pourvoyeur du XV de France, cherche désormais «des joueurs qui ne sont pas internationaux ou qui l'ont été et ne le sont plus», indique le manager général Guy Novès. L'élimination prématurée face au Racing-Métro vendredi (16-21), en barrage du Top 14, a été imputée par les dirigeants stadistes aux blessures, mais aussi aux doublons Top 14 – XV de France, qui ont privé le club de ses forces vives. Flynn rejoint d'autres recrues toulousaines au même profil : l'ouvreur anglais Toby Flood (28 ans, Leicester), qui a renoncé au XV de la Rose, et le pilier néo-zélandais Neemia Tialata (31 ans, Bayonne), plus appelé chez les Blacks depuis 2010. Reste le cas d'Alexis Palisson (26 ans, 21 sélections). L'ailier ou arrière, en provenance de Toulon, reste sélectionnable avec les Bleus même s'il n'est pas dans les petits papiers de Philippe Saint-André. «On lui souhaite d'y revenir, cela signifierait qu'il aurait un très haut niveau, lâchait Novès en mars. Mais on se dit que [les Bleus] ne pourront pas nous prendre à la fois Clerc, Médard, Huget, Palisson, Fickou et Fritz. Ils finiront par nous en laisser quelques-uns.» Les quatre nouvelles recrues devraient être bientôt rejointes par un troisième ligne. Un trentenaire sudiste ?