King arrête de jouer avec les Bubblies

Julie Rimbert

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Le groupe de rock a été créé en 1991.
Le groupe de rock a été créé en 1991. — F . Scheiber / 20 Minutes

La mobilisation sur les réseaux sociaux et dans les médias aura donc porté ses fruits. La société cotée en bourse King, éditeur du jeu « Candy Crush », a suspendu lundi la procédure de mise en demeure du groupe de rock toulousain les Bubblies (lire encadré). Un soulagement pour les membres du groupe crée en 1991, plus habitués au monde associatif qu'aux batailles judiciaires. Vendredi, ils avaient lancé un appel à la mobilisation sur leur page Facebook, qui a rassemblé près d'un millier de personnes.

Nom déposé


L'entreprise leur reprochait en particulier d'éditer de petits jeux, fournis avec leurs albums. «On a vraiment eu l'impression d'être un petit grain de sable face à une multinationale, confie Jean-Louis Puyo, le bassiste du groupe. Nous avons reçu la lettre des avocats de King en juin mais depuis un an nous tentions de négocier.» A cette époque, les Bubblies veulent renouveller le dépôt de leur nom qui avait été déposé en 2000 pour dix ans auprès de l'Institut national de la propriété industrielle (INPI). «Les responsables de King sont partis un peu vite car le groupe les Bubblies a fait la demande avant leur création de leur société en 2003», souligne Stanley Claisse, l'avocat des Bubblies. Celle de King a confirmé que cette procédure n'était plus en cours. «Nous ne voulions pas que le groupe change de nom, cette mise en demeure était un débat administratif, sans poursuite judiciaire», assure Claire de Chassey, avocate associée de Twelve.

■ Propriété

La société King jugeait le nom Bubblies trop proche de leur jeu « Bubble Witch Saga », lancé en 2011. Elle estimait que cela pouvait créer une confusion auprès de sa communauté de joueurs.