Du frais dans les épiceries

Julie Rimbert

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Sept épiceries sociales et solidaires existent dans la Ville rose.
Sept épiceries sociales et solidaires existent dans la Ville rose. — F . Scheiber / 20 Minutes

En temps de crise, les épiceries sociales et solidaires, où les personnes payent leur panier entre 10 à 30 % moins cher qu'en magasin, croulent sous les demandes. A Toulouse, il en existe sept, dont quatre adhérentes à l'Association nationale de développement des épiceries solidaires (ANDES). Au-delà de l'aide alimentaire, elles favorisent la mobilité des personnes précaires (lire encadré) et les circuits courts d'approvisionnement.

«Eviter le gaspillage»


L'ANDES porte un projet de solidarité avec les agriculteurs locaux en difficulté. «Pour développer les exploitations à petite production, l'épicerie privilégie le circuit court pour les fruits et légumes frais, explique Linda Haoues, responsable de Soliciale qui alimente 90 foyers à Bagatelle. Les commandes sont annuelles pour être au plus près du besoin et éviter le gaspillage.» Près de 450 familles toulousaines s'approvisionnent dans ces épiceries, à condition d'avoir été envoyées par une assistante sociale et pour un temps limité. «En économisant sur l'alimentaire, ces foyers peuvent rembourser des dettes de logement, d'énergie, souligne Céline Vernhes, animatrice régionale d'ANDES. C'est aussi un prétexte pour travailler sur la culture, la cuisine, le sport.»

■ Véhicule

Pour favoriser la mobilité des bénéficiaires, la Fondation PSA Peugeot Citroën a mis à la disposition de trois épiceries un véhicule pour le transport de sept personnes.