Le Stade Toulousain regrette déjà Biarritz

Nicolas Stival

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Le 22 mai 2010, le Stade de Jean Bouilhou avait battu le BO d'Imanol Harinordoquy en finale de la Coupe d'Europe.
Le 22 mai 2010, le Stade de Jean Bouilhou avait battu le BO d'Imanol Harinordoquy en finale de la Coupe d'Europe. — A. Reau/Sipa

Une finale de championnat de France, écrasée par Biarritz en 2006 (40-13). Une autre de Coupe d'Europe, dominée par Toulouse, quatre ans plus tard (21-19). Les joutes entre Basques et Haut-Garonnais ont animé le rugby français de la première décennie du XXIe siècle. De l'histoire ancienne : si le Stade continue à tutoyer les sommets, le BO est officiellement relégué en Pro D2 depuis ce week-end. «Cela fait un pincement au cœur de les voir dans cette situation, souffle Thierry Dusautoir. J'ai vécu de très grands moments à Biarritz. C'est le club qui m'a permis de connaître le haut niveau en jouant la Coupe d'Europe et les premiers rôles dans le championnat.»

Le troisième ligne et capitaine des Bleus, actuellement blessé, a remporté deux Boucliers de Brennus sur la Côte basque (2005, 2006) avant de rejoindre Toulouse. «Bien sûr que cela me fait quelque chose, ajoute le manager général Guy Novès. Biarritz fait partie de ces énormes clubs qui ont porté le rugby français au plus haut niveau. Les voir disparaître comme ça très tôt, quatre journées avant la fin, c'est le signe qu'il ne faut pas s'endormir, que ce n'est pas naturel de se qualifier.» En déclin depuis plusieurs saisons, le BO a fini par tomber. «D'autres clubs ont émergé et la compétition est féroce», souligne Dusautoir. «Cela peut arriver à tous, affirme Novès. Toulon est [un temps] redescendu en Pro D2. Le Stade Français a mis un certain temps pour postuler à une qualification dans les six premiers, et ils n'y est pas encore. Il faut travailler en permanence, toujours s'accrocher.»