Ils laissent parler le papier-mâché

Béatrice Colin

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Les préparatifs se déroulent au hangar du Cocu au 27, allée Sarraut.
Les préparatifs se déroulent au hangar du Cocu au 27, allée Sarraut. — F. Scheiber/20 Minutes

ça commence à se bousculer du côté de l'allée Maurice-Sarraut. Au 27 bis, dans le hangar du Cocu (comité d'organisation du carnaval unifié), les adeptes de la pâte à papier-mâché sont à l'œuvre. Dans moins d'un mois, le samedi 5 avril, 24 chars et 24 ensembles piétons s'élanceront dans les rues de la Ville rose pour la 3e édition du nouveau carnaval.

En sens inverse


Depuis février, ils bossent sur un jaguar géant. Après leur toucan l'an dernier, les musiciens de la batucada Blocodaqui ont décidé de taper encore plus fort. «C'est un peu mégalo, reconnaît d'emblée Thomas, le responsable du char. Il fera 12 m de long et 4, 5 m de haut, c'est le maximum possible pour passer partout. Et il sera totalement écolo. Nous n'avons pas de camion, mais des vélos pour le tracter.» Les petites mains ont délaissé leurs baguettes pour réaliser cinquante masques dont seront affublés les percussionnistes. «Pour nous c'est un événement fédérateur. Depuis la renaissance du carnaval, nous l'avons vu évoluer, par la beauté de ses chars mais aussi par le nombre de participants. Certains de nos adhérents sont venus après nous avoir vus lors des défilés précédents», affirme Herisoa, qui revient de Rio où elle trouve l'inspiration pour la batucada. Personne ne semble en manquer cette année. Entre le patin géant du Roller Derby et le Drakkar du collectif Culture Bars Bars, il y en aura pour tous les goûts. En 2013, près de 40 000 Toulousains s'étaient rassemblés le long du parcours. «Nous avons décidé d'inverser le circuit, nous partons du Pont-Neuf jusqu'aux allées Jean-Jaurès, ce qui permettra aux participants de se mêler lors du final à la foule», note Laurent Vildary du Cocu.